Livres/BD Agnès Grossmann s’interroge sur Les blondes de l’histoire au travers d’une croustillante galerie de portraits.

Après s’être intéressée, voici deux ans, aux Salopes de l’histoire, chez le même éditeur - Acropole - Agnès Grossmann caressait l’idée de se pencher sur la blondeur. Ce qu’elle représente, ce qu’elle inspire comme fantasmes, sur les idées qu’elle véhicule. Elle se serait même bien vue réaliser un documentaire sur le sujet, elle qui se frotte également au reportage pour la télévision. Son éditrice l’a toutefois convaincue de reprendre le chemin de la collection historique. Exercice auquel elle s’est pliée avec érudition et une bonne dose d’humour. "Si ça avait été la blondeur au sens large, j’aurais pris Marylin, Gene Harlow, Catherine Deneuve…", explique-t-elle. "Mon point de départ, c’est que j’avais envie de parler de l’aryanité. Notamment parce que le personnage de Magda Goebbels m’interrogeait assez. La blonde brune, comme je l’appelle. Moi, je suis juive. Et la blondeur, quand on est juif, c’est quelque chose qui pouvait vous sauver la vie, à une époque. J’avais envie de m’interroger sur la blondeur qui n’est pas aussi innocente qu’elle en a l’air. Donc, j’ai fait des portraits de femmes blondes…"

Comment avez-vous opéré vos choix ?

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