Livres/BD Les lutins bleus de Peyo ont 60 ans et ils ont conservé toute leur fraîcheur.

La genèse du nom de ce véritable phénomène de mode est archiconnue. Deux auteurs déjeunent en tête-à-tête. L’un voudrait la salière et ne se souvient plus du nom. Il lance alors, "passe-moi le schtroumpf". Blague de potaches sans lendemain, lapsus improbable. Sauf que ces deux jeunes hommes qui croquent un bout ensemble se nomment Pierre Culliford, alias Peyo, et André Franquin. Deux éternels ados élevés quelques années plus tard au rang de stars internationales d’un IXe art qu’ils vont transcender.

Cette scène de la salière est notamment mise en scène dans Le Schtroumpf financier. Deux lutins bleus déjeunent, puis l’un demande a l’autre de lui passer le… la…, avant d’être interrompu l’arrivée impromptue d’un autre Schtroumpf. Quelques mois plus tard, dans une aventure de Johan et Pirlouit, Peyo met en scène pour la première fois ses drôles de petits personnages. Quand il faut leur trouver un nom, il se souvient de ce repas avec Franquin et les baptise les Schtroumpfs. Un phénomène de société qui va bouleverser toute la carrière de Peyo vient de naître. Des millions d’albums vont suivre, des dizaines de dessins animés, des figurines comme s’il en pleuvait, des licences de merchandising aux quatre coins du monde, des longs métrages et même un parc d’attraction.

Un succès qui ne se dément pas soixante ans plus tard. Petit abécédaire, non exhaustif et sans prétention du schtroumpf de Sctroumpf.

A comme Azraël

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