Livres/BD Elle publie son premier roman, La rivière sans rives

BRUXELLES Elle poursuit tranquillement son chemin. Maddly Bamy est passée par Bruxelles, sereine, pleine de charme et de conviction. Elle continue à délivrer un message optimiste: non, la mort d'un être cher n'est pas une fin. Bien au contraire, il peut être un commencement.

Cette fois, pour faire passer ses croyances et ses découvertes, elle a choisi le roman. Son premier roman: `C'est une solution pour sortir du rayon ésotérique. Mon sujet, la vie, s'adresse à tout le monde.´

L'histoire de La rivière sans rives ressemble beaucoup à celle que Madly a vécue avec Jacques Brel. Louna est peintre lorsqu'elle rencontre Lorris, un célèbre écrivain. Ensemble, ils fuient la société, ses désordres et ses excès. Ils s'installent à Cayenne où Lorris meurt prématurément. C'est alors que, grâce à des rencontres, Louna va réaliser qu'elle peut transformer ce choc en métamorphose. `Les romanciers n'inventent pas grand-chose. Ils apportent beaucoup d'eux-mêmes. Et observent les autres. Je suis partie de la plus belle histoire d'amour que je connaisse, c'est-à-dire celle que j'ai partagée avec Jacques. Et c'est par elle que j'ai perçu ce monde de l'au-delà. Il était plus simple d'y puiser.´

Une main invisible

Elle avoue que, comme son héroïne à la fin de l'histoire, elle est très bien dans sa peau: `Je voulais faire profiter les autres, en l'occurrence les lecteurs, de mon énergie. J'ai le sentiment d'avoir rempli mon devoir. Je veux venir en aide à des gens ayant vu la mort frapper autour d'eux. En fait, elle n'est qu'apparence. Il n'y a pas de séparation. La communication se poursuit, sous un autre mode, jusqu'au toucher. Dans un précédent bouquin, j'ai raconté comment j'ai senti une main invisible me toucher.´


Elle regrette que les écoles fassent l'impasse sur le fondement même de la vie et qu'elles ne fournissent pas une réelle approche de la spiritualité: `Il faudrait simplement expliquer aux plus jeunes la force d'une âme et ses possibilités. Pas question, ici, d'entrer dans le détail des religions! Lorsqu'on parle du corps humain, on se contente d'en détailler l'anatomie. Quant à la philosophie, il ne faudrait pas attendre la fin des études secondaires pour la dispenser. On pourrait, en les adaptant, enseigner quelques notions au fil des années.´

Une affaire de dignité

Elle déplore certains discours officiels: `Si vous écoutez des gens comme Martine Aubry, vous identifiez la dignité de l'homme à son travail. Si celui-ci vient à manquer, ce serait la dignité qui s'évanouirait! Il faut la situer à un autre niveau, en chacun d'entre nous.´

Danseuse (elle fut l'une des premières Clodettes de Claude François), chorégraphe, comédienne, chanteuse, Maddly Bamy se consacre beaucoup à l'écriture. Elle s'y est mise aisément: `Dans un premier temps, il s'agissait d'un devoir. Ce fut Tu leur diras. Je me suis dit que si Jacques Brel me donne la confiance, je n'avais qu'à y aller. Nous avions longuement parlé de ce projet, j'avais pris des notes. Il fallait remettre en forme. Je pensais qu'après ce livre, je passerais à autre chose. Il reste que, depuis toujours, je jetais des bouts de phrases sur des feuilles de papier. J'ai donc repris la plume et c'est à ce moment-là que l'information médiumnique est intervenue. J'ai été transportée sur l'écriture automatique. Cela ne m'a pas suffi. Il fallait que je sache le pourquoi et le comment de ces phénomènes. J'ai beaucoup voyagé dans ce but, notamment au Brésil et en Inde.´

Maddly continue sa quête. Elle publiera peut-être d'autres fictions. Mais, dans l'immédiat, pour les éditions du Rocher, elle termine deux essais. On lui souhaite de les transformer.

Maddly Bamy - La rivière sans rives - Flammarion