Livres/BD Mathilda May se raconte en V.O., un récit, paru chez Plon, qui mêle souvenirs, musique et réflexions sur la création.

C’est son amie, l’écrivain Katherine Pancol, qui lui a soufflé à l’oreille le titre de son récit. V.O., pour Version Originale. Car il était temps, pour Mathilda May, de dire la vérité, toute sa vérité, sur une vie semée de succès, de doutes, de passages à vide. Temps aussi de parler de ce (ux) qu’elle aime avec les mots qui lui ressemblent le plus puisque ce sont les siens. Pourtant, à la lecture des premières pages de son livre, on se dit que B.O., pour Bande Originale, aurait tout aussi bien convenu, elle qui narre, par le menu, les musiques, les groupes et les artistes qui l’ont réellement éveillée à la vie.

"C’est vrai, c’est rigolo", dit-elle. "Mais ce livre, c’est ma version. Quand on a été exposée, comme ça a été mon cas, ça donne lieu à des interprétations… Moi qui ai fait tout ce chemin pour accéder au plus de vérité possible, j’avais envie que les projections s’arrêtent un peu. Qu’on lise juste la vérité qui est la mienne plutôt que de laisser les gens continuer à imaginer des choses qui ne sont plus raccord."

Vous écrivez que le regard d’autrui a œuvré de manière pernicieuse sur vous. C’est doublement vrai quand on fait un métier qui fonctionne sur ce regard et sur le désir, non ?

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