Livres/BD Olivier Guez a remporté ce lundi le prix Renaudot pour son livre "La disparition de Joseph Menguele". Nous l'avions interrogé en septembre.

À l’entame du travail considérable qui va conduire Olivier Guez en Argentine, au Brésil et en Allemagne, sur les traces de Josef Mengele, il ne savait pas "grand-chose" du médecin nazi. "Ce qui m’intéressait, surtout, c’était Mengele après Mengele. Cet homme n’a jamais arrêté, jamais jugé, mais, après avoir fait le mal, a-t-il été puni par la vie ?", s’interroge l’auteur. "Je n’étais pas là pour découvrir des petits secrets. D’autant que la vie de Mengele en Amérique du Sud est très mal connue. Il n’y a jamais eu de livre en français sur lui, il y a eu quelques livres valables - parce qu’on a continué à écrire toutes sortes de bêtises sur lui depuis trente ans - dans les années 80, quand on a découvert sa dépouille. Mon idée, c’était presque une question métaphysique : est-ce qu’il a été puni, ou pas ? Si ce n’est pas la seule question qui vaille, c’est la plus importante."

Vous vous êtes fait votre conviction, à ce sujet ?