Musique

La DH a rencontré les frères O'Keeffe quelques minutes après leur concert au Graspop. Ryan (le batteur) et Joël (le chanteur-guitariste) se sont livrés une bière à la main, sans aucune concession...

Les Australiens d'Airbourne ont avalé les kilomètres pour se produire au Graspop quelques heures après une prestation remarqué au Hellfest à Clisson en France.

Comment faites-vous pour aligner les concerts avec une telle énergie?

Ryan: "C'est notre raison d'être! Sans concert, il n'y aurait pas de public. Et sans public, nous n'existerions pas. C'est aussi simple que cela."

Joël: "La scène est essentielle pour nous. Quand nous enregistrons un album, nous nous réjouissons déjà à l'idée de pouvoir nous produire sur scène pour présenter nos nouveaux morceaux au public..."

Justement, que pensez-vous de la réaction générale qui a suivi la sortie de Breakin' Outta Hell, votre dernier et 4e album?

Joël: "Je pense que Breakin' Outta Hell a plutôt été bien accueilli si j'en crois la réaction de nos fans lors des concerts. Des titres comme Down On You ou It's All For Rock'n Roll ont rencontré un franc succès. Les gens chantent et tapent dans leurs mains. C'est plutôt bon signe, non?"

Vous avez changé de label à plusieurs reprises. Comment expliquez-vous cela?

Joël: "Nous avions l'impression que Roadrunner, un de nos précédents labels, s'était beaucoup dispersé en chemin. Nous n'étions plus une priorité pour eux. Il valait donc mieux pour tout le monde que nous nous séparions. Mais cela n'a guère eu d'influence sur notre parcours."

Airbourne, c'est une histoire de famille entre les deux frères O'Keeffe ou les autres membres ont aussi leur mot à dire?

Ryan: "Joël et moi sommes évidemment très complices. Au fil des années, nous avons appris à nous connaître et nous n'avons pas besoin de beaucoup de discussions entre nous pour savoir ce que l'autre pense. Les décisions sont beaucoup plus faciles à prendre. Il n'y a pas d'intermédiaire entre nous."

Joël: "Mais les autres membres du groupe ont bien évidemment tous leur mot à dire! En fait, nous n'avons pas d'ego surdimensionné. Nous connaissons tout le monde, tous nos roadies, tous ceux qui gravitent autour du groupe. Airbourne est une grande famille."

Vous venez justement de vous séparer de votre guitariste pour en engager un autre...

Joël: "Effectivement! Mais il n'y a eu aucune animosité entre nous. Que du contraire! David (Ndlr: Roads l'ancien guitariste) nous a avertis qu'il souhaitait rejoindre ses proches pour travailler dans l'exploitation agricole familiale."

Ryan :"Nous sentions venir les choses depuis un certain temps d'ailleurs. Et on ne peut pas lutter contre cela. David avait laissé transparaître une certaine lassitude et beaucoup de motivation à se lancer dans ce projet très personnel. Nous avons respecté sa volonté. Nous n'aurions d'ailleurs pas pu faire autrement. Une fois son départ acté, nous avons contacté Harri Harrison que nous connaissions déjà depuis plusieurs années. On lui prête d'ailleurs le surnom de The Riff Doctor. C'est vraiment un chouette type et, en plus, un excellent guitariste! Sa venue nous a boostés. Il a apporté beaucoup de fraîcheur au groupe!"

Après cette tournée, quels sont vos projets?

Joël: "Pour la première fois, nous allons nous produire en Amérique du Sud! Nous nous réjouissons car le public sud-américain est particulièrement réceptif à notre style musical. Ce sera chaud! J'en suis persuadé"...

Ryan: "Ensuite, nous entrerons en studio pour l'enregistrement d'un nouvel album. Mais nous réservons une surprise à nos fans pour la période de fin d'année. Nous sommes en train de leur concocter un packaging particulier. Et n'essaye pas de nous interroger à ce sujet. Nous n'en dirons pas plus (rires).