Musique Après Au Cœur de moi, Amir sort déjà son deuxième album : Addictions.

"J’ai une conscience absolue de ce que m’ont apporté The Voice et l’ Eurovision , confie l’interprète de J’ai cherché qui, à 33 ans, est souvent encore étiqueté de la sorte. Je ne me verrais pas, aujourd’hui, essayer de les faire oublier ou de m’en détacher. Je les ai faits dans une démarche volontaire et parce que je savais exactement où je m’engageais. Maintenant, il n’est pas concevable que quelques mois dans une carrière soient représentatifs de toute une carrière. Je suis dans une constante évolution, mais ça fait partie de mon CV. Chacune de ces étapes contribue à faire la personne et l’artiste que je suis aujourd’hui."

Celui qui avait même participé à la Nouvelle Star israélienne avant ses études et sera bientôt membre du jury de La France a un incroyable talent sait ce qu’il veut. "La musique était simplement un hobby à la base. Je suis d’ailleurs toujours dentiste, docteur en chirurgie dentaire pour être précis, mais je n’ai finalement jamais pratiqué. Après mes études, je me suis octroyé une année de musique et, finalement, je n’ai jamais arrêté. Cela fait cinq ans."

Et voilà déjà votre deuxième album. On dit souvent que c’est le plus difficile parce qu’il faut confirmer le premier…

"J’ai réussi à me détacher de cette impression, qui est totalement légitime et naturelle, en me disant que c’était juste la suite du premier album. Et c’est vrai, car on a commencé à l’écrire à peine deux semaines après la sortie du premier. Ça a été vite. J’ai même eu envie de compléter cette histoire, car le premier avait peut-être été créé un peu trop tôt. Trop de prudence. Je ne m’étais pas autant lâché que sur celui-ci. J’avais besoin de raconter ce que je suis."

Et qui est réellement Amir Haddad ?

"Ce que je suis, c’est ce que le public me rapporte vu que je l’ai écrit en parallèle à ma tournée. Addictions est vécu et imprégné par tous ces gens qu’on croisait. Avec l’amour pour fil rouge, car c’est la réponse au premier album où j’ai évité d’aborder ce sujet de l’amour justement. Car je suis sorti de The Voice 3 avec une étiquette de chanteur crooner que je voulais éviter pour montrer le reste. Ici, tout est libre, rien n’est calculé. C’est l’éclectisme qui me ressemble."

Pour preuve, les filles de Johnny Hallyday kiffent vos chansons !

"Ohhhh, c’était trop mignon la façon dont elles chantaient sur On dirait . Je ne m’attendais pas à ça. On ne m’avait jamais fait comprendre que Jade et Joy aimaient cette chanson. Mais quand Laeticia a posté cette vidéo, je n’y croyais pas, mais ça m’a flatté. Je suis parmi les artistes qui persistent à dire que Johnny est le boss de notre génération et même celle de nos pères. Enfin, je ne me dis pas que grâce à ses filles, j’irai l’atteindre. Si ça se passe, ça se passera de manière organique et naturellement."

Votre duo No Vacancy avec les One Republic prouve déjà une envie de s’exporter davantage, non ?

"Ce n’est pas le souhait initial. Évidemment que le résultat m’y a fait penser, mais la démarche initiale de ce duo était de la faire avec un groupe que j’admire et qui m’inspire. One Republic a toujours fait partie de ma vie. C’est donc plus qu’un rêve. Pour l’instant, je me focalise sur la francophonie, car c’est l’endroit qui m’a admis et accepté en tant que chanteur. Et je suis encore loin d’avoir résumé cette histoire."

Un duo avec son épouse Lital

"C’est venu totalement par hasard, confesse Amir au sujet du joli titre Idéale idylle. Il s’agit de la toute première chanson qu’on a écrite pour l’album. Puis, on s’est dit qu’on en ferait bien un duo. J’ai alors demandé à ma femme pour avoir un exemple. Car j’aurais très bien pu le faire moi-même mais ça aurait été minable."

Lital, architecte d’intérieur de métier et qui n’est autre que sa compagne dans la vie, accepte. "On a fait la maquette, puis on l’a envoyé et ils ont dit : ‘Mais c’est magnifique, c’est qui ça ? C’est très beau, pas besoin d’aller chercher ailleurs’. Mais vous êtes dingue, je ne vais pas chanter avec ma femme ? Elle était chanteuse, mais au lycée. Elle n’a jamais fait de carrière pro."

Mais celle qui, en général, a envie d’être à l’écart des projecteurs, a accepté. "Ça s’est fait très spontanément. Puis, autour des projecteurs, il y a les coulisses où elle me conseille et m’accompagne. Quand elle n’a pas de voyage - car elle est souvent en vadrouille - elle me suit. Du coup, pas de place pour des enfants pour l’instant. Mais chaque jour qui passe, on y pense. Car on n’a pas envie de vieillir sans devenir papa."


>>> Addictions (Warner) et Amir sera en concert le 09/12/17 au Centre culturel de Bastogne, le 10/12/17 au W : Halll à Bruxelles et le 01/05/18 au Théâtre royal de Mons.