Musique Pour sa 1e édition à LouvExpo, le NRJ Music Tour a rassemblé 3.500 spectateurs autour de Dadju, Eddy de Pretto et notre rappeur belge.

"Je viens de nulle part, nous confie Ben’Do, le nouveau rappeur belge du moment, dans les coulisses du NRJ Music Tour vendredi dernier à La Louvière. Ça fait longtemps que j’écris et c’est mon producteur Marc Susini - patron du Doktor Jack à Braine-l’Alleud - qui m’a convaincu de me sortir les doigts du cul (sourire) ! Non mais lui était convaincu que j’étais talentueux et moi pas du tout…" Résultat ? Le titre urbain Pareil qui fait le buzz sur toutes les ondes et un artiste belge qui a déjà signé chez Warner France il y a un mois. "Cela faisait 7 ou 8 ans que j’hésitais à me lancer et là, ce qui s’est passé en 3 mois, c’est juste dingue !, poursuit-il. Ça fait peur car tu sais que les gens t’attendent au tournant. Tu flippes pour la suite quand tu es exposé très vite. On ne s’attendait pas à ça."

Avec le chant du public qui passait au-dessus de la sono sur sa chanson vendredi soir (encore plus fort que les têtes d’affiche qu’étaient Dadju, Tal ou encore Bob Sinclar et Eddy de Pretto), on comprend mieux son succès ou ses craintes. Toute l’équipe de Ben’Do était d’ailleurs émue aux larmes en coulisses, en entendant tant de clameur pour leur rappeur. Avec ses paroles universelles ("Plus rien n’sera jamais pareil/J’veux ma vie de rêve/Et je pousserai pour l’avoir/Peu importe les sacrifices que je dois faire "), il touche tout le monde en plein cœur. Et ce n’est donc pas pour rien si le nom de scène de Ben est Ben’Do, vu que Bendo Na Bendo signifie "tous ensemble" en lingala. Pour un rappeur blanc - qui a vécu en Afrique - d’un nouveau genre. " On essaye de mettre en avant une signature vocale, explique celui qui a même prêté sa guitare au groupe Thérapie Taxi qui avait oublié la sienne pour son titre en guitare-voix au NRJ Music Tour. Pour l’instant, il n’y pas ce style de voix dans ce qui sort en France ou en Belgique. Mon rêve serait de bosser avec Stromae ou Orelsan. Car j’ai évolué dans le milieu du rap belge il y a très longtemps, mais, maintenant, je suis sorti de ça. Je suis plus dans le chanté aujourd’hui."

Et Ben’Do le revendique haut et fort. "Avec mon producteur, on est partis de rien. Je n’avais pas de parents dans le milieu musical et on n’avait aucun contact non plus. Je peux donc affirmer aujourd’hui que c’est possible de le faire seul. En France, c’est différent car le marché est énorme. En Belgique, on a appelé les radios, frappé aux portes, etc. Je suis donc convaincu qu’on peut se faire tout seul !"

Pareil en est ainsi la preuve et Ben’Do doit maintenant confirmer ses débuts tonitruants. " Deux autres singles vont bientôt sortir, conclut celui qui a tenu un restaurant thaï pendant 10 ans du côté d’Ohain. Dont l’un évoquera ma grand-mère. Car j’ai été élevé par elle et ma mère. Je lui ai donc écrit une chanson car ma grand-mère était mon pilier dans ma vie et j’ai eu du mal à passer au-dessus quand je l’ai perdue… "