Musique

Un triple CD avec tous ses succès captés à la BBC entre 1968 et 1972 ainsi que lors d'un concert en juin dernier. Un régal!

BRUXELLES `Beeb´, c'est le terme familier utilisé pour désigner la BBC. Après les Beatles, Led Zeppelin, The Who ou encore Jimi Hendrix, c'est David Bowie qui fait à présent l'objet d'un époustouflant travail de compilation de ses enregistrements pour la radio anglaise.

En collaboration avec la BBC et EMI, David Bowie a sélectionné lui-même les morceaux qui figurent sur cette édition limitée, Bowie at the Beeb. Limitée parce que la première série comprend en fait trois compacts. Les deux premiers disques regroupent des enregistrements captés par la BBC entre 1968 et 1972. Le troisième consiste dans la reproduction intégrale d'un concert exceptionnel que Bowie a donné le 27 juin dernier au BBC Radio Theatre. Lorsque ce tirage sera épuisé, seul le double CD (1968-1972) sera disponible.

Commençons par le troisième disque (14 titres) enregistré le 27 juin dernier. Bowie a voulu faire plaisir à ses fans en interprétant un best of devant un parterre de gagnants d'un concours. Chose qu'il n'avait plus faite depuis le Sound and vision tour de 1989-90. Outre les classiques Wild is the wind, A man who sold the world, Fame, Cracked actor ou encore Stay, on peut y entendre, pour la première fois sur un CD officiel, les versions live d' Ashes to ashes, This is not America, Absolute beginners, Let's dance, mais aussi les récents Little wonder et Hello spaceboy (tirés d' Outside), I'm afraid of Americans (extrait de Earthling), Seven et Survive (du dernier Hours) et, cerise sur le gâteau, une version inouïe d' Always crashing in the same car qu'on retrouve sur Low.

Les deux premiers albums réunissent, pour leur part, un total de 37 chansons qui datent de la meilleure période de Bowie, à savoir la tranche 68-72. Passé les années d'apprentissage (Space Oddity en 1969, The man who sold the world en avril 71), Bowie trouve son style, creuse sa voie, impose sa voix (Hunky Dory en décembre 71) et signe avec son groupe The spiders from Mars son chef-d'oeuvre absolu en juin 1972: The rise and fall of Ziggy Stardust and The Spiders from Mars. Il faudra attendre la trilogie Heroes-Low-Lodger pour qu'il soit aussi génial.

Captés en mono, tous les titres ont été remastérisés. Parmi ces moments d'exception, on retiendra Ziggy stardust (deux versions), la reprise d' Amsterdam de Brel, la cover inédite de Waiting for the man du Velvet Underground, mais aussi les morceaux de Ziggy stardust issus des premières sessions avec le guitariste Mick Ronson. La pochette est signée Guy Peelaert (auteur de Rock dreams et responsable de la pochette de Diamond dogs) et chaque morceau fait l'objet d'une notice explicative. Un must absolu!

Bowie at the Beeb (Emi). Sortie ce lundi.