Musique À l’image du tube qui la propulsé au-devant de la scène, Broken Back est aujourd’hui "the happiest man on earth".

"Je suis un abonné de la Belgique et ça se passe toujours très bien, se réjouit l’artiste Broken Back, alias Jérôme Fagnet, de Saint-Malo, après avoir foulé la scène des Ardentes, du Ronquières festival ou encore du NRJ Music Tour l’année dernière. Je ressens tout le soutien des Belges et des médias qui m’ont beaucoup aidé depuis le début. Il y a une petite effervescence très stimulante, d’où mes nombreux passages par chez vous. Je ne sais pas d’où vient ce coup de cœur de votre pays mais maintenant, j’ai envie de vous le rendre."

Pour rappel , Broken Back, ce sont cinq semaines numéro 1 de l’airplay avec Happiest Man on earth et un titre (Halcyon Birds) qui dépasse les 35 millions de streams. Pour une musique qui mêle folk, house et efficacité 2.0. "Il y a aussi beaucoup de nostalgie dans cet album, souligne le jeune artiste breton de 26 ans. Je l’ai appelé Broken back précisément pour ça. J’aime beaucoup tisser le paradoxe dans la musique que je fais. Il y a souvent deux émotions qui sont insufflées. La composition peut être très joyeuse avec un texte beaucoup plus froid comme sur la mythologie grecque d’Halcyon birds. Ou complètement inverse : une musique tragique, avec un texte burlesque comme Get to go."

Une manière de composer qui s’explique par le jour où tout a basculé dans sa vie. "Je me suis déplacé deux vertèbres et la musique fut mon seul remède face à la douleur, raconte celui qui avait commencé dans une start-up. Au moment où j’ai eu mon dos cassé, d’où le nom Broken back , j’étais à cheval entre ma convalescence forcée et la volonté de rester optimiste. Ce côté aigre doux se retrouve dans l’album, c’est même le fil conducteur."

Et comme Jérôme a déjà connu le phénomène avec Happiest man on earth, qu’est-ce qui fera le prochain tube de l’été selon lui ? "Ce qu’on se dit souvent dans le milieu : c’est le côté parfois magique, analyse celui qui a fait une collaboration avortée avec Kygo mais fructueuse avec Klingande. On ne sait pas pourquoi, on ne sait pas forcer les choses mais la chanson parle d’elle-même. Les gens veulent l’entendre et ce sont eux qui décident de la shazamer, de la streamer et de la partager. Ce sont toujours eux qui décident, c’est la magie de la musique. Pas le serpent qui se mord la queue mais dès qu’un morceau prend, les médias s’en emparent et ça peut aller vite. Alors que, souvent, des titres restent dans l’oubli pendant des années, il suffit d’un gars qui la pousse un jour. Et si les médias décident d’en faire une belle histoire ou pas, le tube est là."

Broken Back - album éponyme - sera ce 19 mai aux Nuits Botanique à Bruxelles (du 11 au 24 mai). Infos et réservations : botanique.be.


Si les Nuits m’étaient contées

Juste avant la saison des festivals, les Nuits ont la particularité de sélectionner, durant deux semaines, toute une série de concerts à la pointe. Entre soirée électro (BRNS, Magnus, etc.), jazzy ou hip-hop, il y en aura pour tous les goûts aux désormais célèbres nocturnes de la capitale. À commencer par les incontournables Ann Pierlé, Girls in Hawaii, Mélanie de Biasio, Tindersticks ou encore Arno, Suarez et Noa Moon. Mais aussi les nouveaux phénomènes que sont Bagarre, Camille, Robbing Millions et Konoba. Bref, Tout Va Bien - comme le groupe éponyme - pour cette nouvelle édition. Sans oublier le joli coup du légendaire père - et fils Riley (Terry et Gyan) -, précurseur de la new age. Le programme complet se retrouve sur botanique.be.