Musique

Premiers noms d’une édition deux fois plus courte mais annoncée plus dense.

Avec les premiers noms dévoilés ce mardi, le BSF 2018 semble dans la continuité des précédentes éditions, avec des retours inattendus comme celui des Négresses vertes, 30 ans après Mlah, l’album qui allait lancer le rock alternatif français. Des années marquées par la mort d’Helno, le chanteur, en 1993, des collaborations entre autres avec Jane Birkin, un arrêt en 2001, puis une reformation en 2016. L’esprit de fête et l’énergie du groupe sont toujours bien présents.

Cependant, le festival a connu de nombreux changements depuis août dernier. Si Denis Gérardy s’occupe encore de la programmation pour le moment, la direction du festival est passée aux mains de Fabrizio Gentile, ancien de chez Pias puis directeur de Deezer Belgique-Pays-Bas, arrivé en mars 2017 à Brussels Expo (Palais 12, Madeleine et BSF) où il dirige le pôle Entertainment.

Deuxième modification , et non des moindres : la durée du festival; on passe de dix à cinq jours. "Notre intention était d’avoir de meilleures lisibilité du programme et intensité du festival, explique Fabrizio Gentile. Nous serons sur trois scènes le 14 août et sur quatre, avec la place des Palais, les quatre jours suivants. Cela nous semble beaucoup plus clair. Le retour des festivaliers et même des professionnels était que le BSF était génial mais son programme peu clair : que faire ? Quand ? Ici, on retrouve une identité de festival."

Avec toujours des concerts débutant en fin d’après-midi. "Les gens n’arrivent pas plus tôt. En revanche, le budget restant identique, certains artistes qui ne venaient pas auparavant seront, cette fois, accessibles."

Si la durée du BSF est divisée par deux, le prix, lui, a légèrement augmenté (prix de lancement : 55 € pour cinq jours). Le directeur s’en explique. "Lors de l’édition précédente, le pass à 50 € était valable tant qu’aucun nom n’était annoncé; ici, on communique à la fois sur l’ouverture de la billetterie dès ce mardi et sur les premiers noms."

Fabrizio Gentile assure que les artistes belges, confirmés ou en devenir, auront leur place au BSF. "On ne révolutionnera pas le concept. On veillera aussi à conserver des soirées cohérentes en termes musicaux. On espère proposer 70 artistes sur les cinq jours; et on vise environ le même nombre de spectateurs. On table sur cette affiche plus dense pour les faire venir les cinq jours. Peu de festivaliers avec le pass 10 days venaient dix jours."

Enfin, un festival deux fois plus court à Bruxelles, comment cela a-t-il été perçu par la Ville ? "Moi, je ne travaille pas avec la Ville, sauf pour les aspects administratifs. L’expertise acquise par Brussels Expo fait que les développements et les choix qu’opère cette ASBL sur le BSF sont d’abord discutés en interne, et pas avec la Ville."

Cinq noms, cinq styles différents

Outre le retour des Négresses vertes, le BSF nouvelle mouture peut déjà compter sur de solides pointures : le rappeur français Orelsan, qui a sorti La Fête est finie fin 2017 et qui est sold-out à Forest national en mars, est confirmé; le hip-hop sera aussi défendu par un gars bien de chez nous, Roméo Elvis, dont la nonchalance apparente se transforme en énergie positive sur scène. Avec deux albums publiés en 2017 (Fink’s Sunday Night Blues Club, Vol. 1 et Resurgam), Fink, guitariste, chanteur, producteur et DJ anglais, est l’une des grosses pointures du label Ninja Tune. Outre ses propres morceaux, le gaillard, de son vrai nom Fin Greenall, a travaillé avec John Legend et Amy Winehouse. Enfin, dernier des noms dévoilés, mais pas des moindres, Raphael, auréolé du prix Goncourt de la Nouvelle 2017, revient sur scène pour défendre Anticyclone, paru fin de l’an passé.

Infos et réser. : Very Early Bird 5-DAY Pass : 55€ en vente dès ce mardi sur www.bsf.be