Musique

Et voilà; le BSF, c'est déjà fini. 

On venait à peine de prendre nos marques que les scènes commençaient déjà à être démontées dans la nuit de samedi à dimanche. Comme toujours, difficile de tirer un bilan musical, chacun y allant de son propre menu.

Pour notre part, vendredi, après les ballades de Jasper Sterlinck au Monts des Arts (quelle voix!) et la belle découverte que constituait pour nous les Liégeois de Pale Grey à La Madeleine, on avait décidé de prendre une bonne grosse tranche de dEUS. On n'allait quand même pas s'en priver, cela faisait près de 8 ans que Tom Barman et son groupe de rock ne s'était plus produit à Bruxelles. En plus, pour le BSF, il n'était pas en version courte comme la plupart des des artistes en festival, mais bien pour un show de deux bonnes heures. Qui plus est, l'Anversois était dans une toute grande forme, heureux d'être là pour passer et faire passer un bon moment, bien aidé en cela par le nouveau guitariste Bruno De Groote parfaitement rentré dans les pantoufles de ses illustres prédécesseurs (Mauro Pawlowski et Stef Kamil Carlens).

Samedi, la soirée finale s'annonçait belle; déjà Alice Merton proposait une pop intéressante à l'heure du dîner. Mais que dire alors d'Arsenal qui prenait possession des lieux avec pas moins de dix musiciens sur scène. Si vous ne connaissez pas la bande à Hendrik Willemyns (claviers) et John Roan (chant), précipitez-vous! La diversité des influences musicales mais aussi la diversité des chanteurs, les choristes occupant autant de place que John au chant, font qu'à aucun moment, on ne se lasse. Leur dernier album, In The Rush Of Shaking Shoulders, influencé par des rythmes glanés au Nigeria, les a aussi fait débarquer avec deux batteries. Quant aux rythmes brésiliens, ils ne les ont pas non plus laissé de côté, reprenant Saudade, Pt.2.

Cette abondance de bien tranchait avec ce qui allait suivre. Et malheureusement, pour un final, Thirty Seconds To Mars nous a pour le moins laissé sur notre faim. Certes Jared Leto a du charisme, certes il fait monter de nombreux fans sur scène mais le fait que ces choix de qui va venir ou pas l'accompagner pour un pas de danse prenne la moitié du temps de la prestation en dit long sur la qualité musicale plus que moyenne, sans compter qu'hormis une batterie mise en évidence et une basse priée de rester tout au fond de la scène, sont les seuls musiciens "vivants" plus ou moins visibles. Il n'en faut pas beaucoup plus, surtout sur les premiers morceaux, pour avoir le sentiments d'avoir eu droit à un set préenregistré. En revanche, point très positif et à souligner de sa part, c'est que les photographes sélectionnés pour immortaliser ce concert ont pu rester jusqu'à la fin de la prestation. Si l'on n'est pas convaincu par la musique, on est quand même convaincu que Jared Leto est un grand Monsieur.