Musique Inspirée par Françoise Sagan, l’interprète du tube C’est la ouate se remet à la chanson.

Il y a trente-deux ans, Caroline Loeb sortait C’est la ouate, un titre qui allait devenir un tube planétaire et marqué à jamais la carrière de la chanteuse originaire de Neuilly-sur-scène. Si la musique a toujours accompagné le parcours de cette dernière, elle s’est parfois effacée pour laisser place à la facette de metteuse en scène et actrice de Caroline Loeb.

C’est d’ailleurs dans le cadre de son spectacle Françoise par Sagan : je ne renie rien (nommé aux Molières) que vous pouvez désormais croiser l’artiste de 62 ans dans les rues bruxelloises. "Un jour, j’ai reçu Je ne renie rien , un recueil de textes écrit par Françoise Sagan. J’ai eu un réel coup de foudre pour ce que j’ai lu. J’ai trouvé ça absurde, intelligent, profond, drôle et percutant. J’ai donc demandé les droits pour l’adapter au théâtre", raconte Caroline Loeb qui se produit actuellement au centre culturel d’Uccle.

Vous retrouvez-vous dans les pensées de Françoise Sagan ?

"Oui, beaucoup. Son amour de la littérature, son rapport à l’argent, sa drôlerie, son intelligence et son désespoir me touchent. C’est quelqu’un qui a toujours l’air d’être au bord du gouffre, qui doute et c’est essentiel de douter. C’est une rencontre à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Il y a quelque chose de profondément philosophe chez elle. Aujourd’hui, je peux clairement dire qu’elle a changé ma vie."

Alex Lutz, avec qui vous avez déjà travaillé pour votre spectacle Georges Sand, ma vie, son œuvre, est le metteur en scène de ce spectacle. Pourquoi ce duo fonctionne-t-il si bien ?

"Alex fait partie des vraies rencontres artistiques que j’ai faites dans ma vie. On est, tous les deux, très curieux de nombreuses choses. On travaille avec complicité et intelligence. De plus, il connaissait très bien Françoise Sagan…"

Comment se passent vos soirées sur scène devant votre public belge ?

"C’est un public que j’ai toujours aimé. En fait, j’aime beaucoup venir en Belgique, et particulièrement à Bruxelles. C’est une ville où j’ai enregistré un album et où je suis régulièrement venue voir certaines personnes comme Lio, par exemple. Si j’adore autant Bruxelles, c’est aussi parce que cette capitale me fait penser à New York, ville où j’ai longtemps vécu. Il y a quelque chose de culturel très fort dans ces deux villes."

Est-ce que ça vous dérange qu’on vous parle encore de C’est la ouate aujourd’hui ?

(rires) "Non, j’ai l’habitude. Je ne vais pas m’énerver parce qu’on va m’en parler. Quand on fait quelque chose qui marque, c’est normal. Ça me fait toutefois plaisir quand les gens me parlent des autres choses que j’ai faites. Je ne renierai par contre jamais ce tube qui m’a permis de me produire sur scène et d’être libre."

Aujourd’hui, la musique est-elle derrière vous ?

"Non, justement. Après un album, il y a dix ans et quatre titres avec le spectacle Georges Sand, ma vie, son œuvre , il y a cinq ans. Je ne pensais plus faire d’albums parce que c’est difficile de vivre de la musique aujourd’hui. Tout le monde veut tout gratuitement. Alors qu’il faut bien qu’il y ait de l’argent qui rentre pour un artiste. Mais ma curiosité et mon envie de faire de nouvelles choses ont pris le dessus. J’ai voulu sortir un nouvel album reprenant des titres de Françoise Sagan. J’y travaille avec Jean-Louis Pierot. Il sortira à la rentrée prochaine."


En savoir plus

Françoise par Sagan : Je ne renie rien

- Spectacle de Caroline Loeb. Au centre culturel d’Uccle. Infos et réservations sur www.ccu.be.