Musique Grand monsieur de la chanson française, Michel Berger nous quittait il y a vingt-cinq ans.

Vingt-cinq ans déjà que Michel Berger, l’un des plus grands mélodistes de la chanson française, nous a quitté. C’était le 2 août 1992, il avait 44 ans seulement. En guise d’héritage, il a laissé sa musique et des chansons éternelles comme Celui qui chante, La groupie du pianiste ou Les princes des villes.

Grégoire Colard a été le manager de Michel Berger pendant 16 ans, de 1975 à 1991. Il a été le confident du chanteur. Son ami aussi.

Comment avez-vous été amené à collaborer avec Michel Berger ?

"C’est lui qui m’a contacté. J’étais déjà connu et respecté dans le métier. Comme tous les jeunes snobs, je n’aimais pas trop la chanson française, j’aimais la musique américaine. Mais j’aimais bien ce que lui faisait. Et j’ai dit oui. Il m’a confié ses bébés : son premier album à lui et puis ceux de France. C’était sa vie qu’il me confiait, j’en étais fier. Cela va vous paraître incroyable mais à l’époque, personne ne voulait de Michel Berger en radio, en télévision ou ailleurs. On me disait qu’il écrivait bien pour les autres comme France Gall, Françoise Hardy, Bourvil, qu’il avait bien produit Véronique Sanson, etc. Mais sa voix, son physique un peu frêle, son côté trop sophistiqué, trop bourgeois, personne n’en voulait."

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