Musique

Céline Dion viendra exceptionnellement en Belgique, les 21 et 22 novembre prochains au Sportpaleis d’Anvers

ANVERS Depuis sa tour d’ivoire de Las Vegas, Céline Dion a vécu de loin le succès de son dernier album en français Sans attendre. De trop loin, vraisemblablement. Elle a beau remplir, plusieurs fois par semaine, les 4.000 places de la salle du Colosseum, là-bas en plein désert du Nevada, il lui a manqué quelque chose, ces derniers mois, à Céline Dion : le contact avec son public francophone, qui lui a prouvé qu’il était toujours là. Envers et contre toute cette distance qui les sépare. Sans attendre (qui connaîtra une réédition à l’occasion de la Fête des mères) est devenu, depuis novembre dernier, double disque de platine chez nous et s’est écoulé à plus de 1,2 million d’exemplaires dans le reste de la francophonie.

De quoi donner l’envie à la star québécoise de mettre entre parenthèses ses activités dans la ville du jeu, l’espace de quelques jours. Pour démontrer que “non”, comme elle le dit dans une de ses chansons, elle “n’oublie pas” ce public qui l’a faite star bien avant que Las Vegas n’en fasse sa résidente la plus célèbre et… rentable. D’ailleurs, la ville du jeu pariera encore sur elle durant de nombreuses années. Un contrat liant Céline Dion pour des représentations dans la succursale du Caesars Palace court désormais jusqu’en… 2019.

Alors, on veut bien la croire, Céline, lorsqu’elle s’enthousiasme de cette courte visite chez nous, par voie de communiqué : “Je suis impatiente de retrouver mes fans français et belges. Les retrouvailles vont être extraordinaires et j’ai vraiment hâte de partager ces moments avec eux.” Les 21 et 22 novembre prochain, la chanteuse aux 220 (!) millions d’albums vendus dans le monde investira une salle qu’elle connaît bien, pour y avoir fait escale, en mai 2008, à trois reprises : le Sportpaleis d’Anvers. Cette fois, nous promet-on, minitournée en pays francophones oblige, le contenu du spectacle devrait être adapté aux spectateurs (chez nous, environ 15.000 personnes par soir). La langue de Molière devrait retrouver une place prépondérante dans le répertoire scénique de Céline Dion, le temps de ces deux concerts belges et de cinq autres, dès le 25 novembre 2013, à Paris Bercy.

En guise de répétition grandeur plus que nature, se tiendra, auparavant, un concert unique sur les plaines d’Abraham dans la ville de Québec (Canada), le 27 juillet prochain. Une vaste étendue transformée en salle de concerts géante que la chanteuse connaît bien, pour y avoir rassemblé 200.000 spectateurs à l’été 2008, à l’occasion des 400 ans de la ville de Québec.

Si l’on sait aujourd’hui que Vincent Niclo (repéré par Céline Dion lors d’une émission en son honneur) assurera la première partie, que les prix des places satisferont tous les budgets (de 57,50 à… 177,50 euros), on ignore encore si la set-list comptera quelques extraits du nouvel album en anglais de Céline, Water and a Flame, attendu cet hiver.

Pas de précipitation pour l’heure, les guichets de réservation des tickets n’ouvriront leurs portes (virtuelles) que ce vendredi, à 10 heures du matin. Prêts ?

© La Dernière Heure 2013