Musique

Avec son album de reprises, Chimène Badi revient à ses premiers amours : le gospel et la soul. Elle sera bientôt en concert à Bruxelles et Liège

BRUXELLES Avec Gospel&Soul , son nouvel album, Chimène Badi tenait à rendre hommage aux artistes qui lui ont donné envie de chanter. “Des personnes que j’ai parfois enviées au plus haut point, que j’ai admirées et que je respecte depuis toujours , confie la jeune chanteuse par téléphone. J’avais simplement envie de me faire plaisir, de montrer pourquoi j’aimais et respectais particulièrement cette musique-là. C’était plus simple de le faire à travers des reprises que des inédits. Mais de belles reprises, importantes et qu’il ne faut absolument pas dégrader.”

Gospel&Soul fait aussi référence à deux genres musicaux que Chimène Badi affectionne depuis son enfance. “Mes parents m’ont fait le coup de ne pas avoir les mêmes goûts. Mon père m’a fait découvrir ce genre de musique alors que ma mère n’a jamais cessé d’écouter Edith Piaf, Jacques Brel ou Serge Gainsbourg.”

Entre chants traditionnels connus de tous (Amazing Grace, Nobody Knows ), de grands tubes soul (Ain’t no mountain de Marvin Gaye, Try a little Tenderness d’Otis Redding) ou encore les classiques de nos aînés (Mercedes Benz de Janis Joplin ou This World is a Mess de Donna Hightower), bienvenue dans un voyage en français et en anglais sur les plus grands joyaux des mélodies old school .

Le gospel et la soul pourraient-ils revenir à la mode ?

“Je n’en sais rien. Mais, pour moi, c’est un univers extrêmement intéressant, plein de culture et de musicalité. Et même si cela ne revient pas à la mode, ce n’est pas grave car j’ai toujours détesté suivre la mode ! Je tiens cela de mes parents, qui viennent d’univers musicaux différents. Je fuis les étiquettes. C’est ma personnalité, ma caractéristique artistique, je suis comme ça. Mon but n’est pas de chanter ou ressembler à tout le monde.”

Mais quand on connaît l’industrie musicale d’aujour- d’hui, chanter des standards était plutôt risqué, non ?

“C’est vrai… Mais j’avais envie de m’écouter, de tenter ma chance. C’est un projet que je mûrissais depuis longtemps et je me suis sentie bien de le faire à ce moment-là. Finalement, ma plus belle récompense est que le public a répondu présent.”

La maturité, sans doute ?

“J’ai mûri, oui. Les années ont passé et j’ai compris mon métier. Aujourd’hui, je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. J’ai commencé à 18 ans et je vais sur mes 31 ans. J’ai fait plein de télés, de concerts et enregistré plusieurs disques. Ce n’est pas que j’ai archiconfiance en moi mais je me sens plus sereine dans ce que je fais aujourd’hui. Je me sens légitime et à ma place. Je suis une jeune femme bien dans sa peau et dans sa tête.”

Vieillir vous réussit donc plutôt bien !

“(Sourire) Ben oui, j’ai l’impression que plus les années passent, mieux je me sens. Je suis plus épanouie. Et j’avoue que je me sens mieux aujourd’hui à 30 ans qu’à mes 20 ans. L’envie de pouponner n’est pourtant pas pour tout de suite… J’ai encore beaucoup trop de projets en tête en ce moment, alors chaque chose en son temps !”

Chimène Badi sera le 12 juin au Forum de Liège (04/223.18.18) et au Cirque Royal de Bruxelles le 13 juin (02/218.20.15) ou via Fnac, Ticketnet et Sherpa.



© La Dernière Heure 2013