Musique Damn, dis-moi laisse entrevoir les nouvelles contrées musicales qui devraient occuper son second album à venir en septembre

Après le carton de Chaleur humaine sorti en 2014 et vendu à plus de 1,3 million d’exemplaire, on attendait avec impatience des nouvelles d’Héloïse Letissier, alias Christine and The Queens. Premier signe avant coureur de son retour sur le devant de la scène l’excellente reprise dAmazoniaque qu’elle propose sur le tout aussi bon disque de reprises d’Yves Simon, Génération(s) éperdue(s), disponible depuis la fin du mois d’avril. Elle y propose une relecture électro-pop d’une grande classe de ce tube.

Le deuxième étage de la fusée a été allumé ce vendredi avec la sortie du single Damn, dis-moi qui, et ce n’est pas un hasard, se décline en deux versions. La première en français, la seconde en anglais sous le titre Girlfriend. Il en ira de même de l’album programmé pour le mois de septembre. L’intention est claire : le marché anglo-saxon sur lequel elle a déjà mis plus qu’un pied avec son premier album. Des artistes français qui s’offrent la une du NME (hebdomadaire musicale britannique) et du très sérieux Time (magazine américain), il n’y en a pas des dizaines. Sans compter les invitations à se produire dans les talk-shows de Jimmy Fallon et compagnie ou des émissions de renommée internationale comme celle qu’anime Jools Holland à la BBC.

Et pour bien enfoncer le clou, Christine and The Queens s’offre un featuring avec le Californien Damon Garrett Riddick connu sous le nom de Dâm-Funk et pour avoir collaboré avec des pointures comme Snoop Dogg, De La Soul, Warren G., etc. Et des dates de tournées à New York, Los Angeles et Londres, avant de passer par Forest National le 12 octobre.

Si les sonorités de sa reprise d’Amazoniaque rappellent celles présentes sur Chaleur humain, Damn, dis-moi a des accents nettement plus funky, façon années 90. Un son qui claque bien. Une mutation ? Ça en a l’apparence puisqu’Héloïse Letissier évoque l’acte de naissance de Chris, "plus ancrée, plus fière, plus drôle, et sacrément horny." "Le résultat explosif, dit-elle d’une macération de références plus agressives, dans lesquelles j’ai trouvé la fore pour raconter l’exaspération qui était la mienne : le G-Funk et la période Gainsbarre (le suintement sexuel, le mal de vivre)", explique-t-elle dans le communiqué qui accompagne ce single.

À vous de choisir quelle Chris vous allez écouter, celle qui chante en français ou celle qui a choisi l’anglais. On l’avoue, on a un petit faible pour cette dernière version.

Charles Van Dievort