Musique

Même seul sur scène, il hypnotise l'assistance...

SPA Il nous avait promis des moments intimes et, pour être honnête, devant 9.000 personnes, on demandait à voir... On a vu (encore que, avec le monde, on n'a pas si bien vu que ça) mais surtout on a entendu l'ambiance que, seul à la guitare ou au piano pendant une large partie de son concert, Patrick Bruel est parvenu à mettre sur la place de l'Hôtel de Ville.

S'il accuse quelques rides au coin des yeux, le regard de l'artiste sur son public, son émerveillement, semble intact. Et d'autant plus mesurable lorsqu'il découvre que même ses chansons les moins connues peuvent être reprises en chœur par une aussi large assistance.

Cela va de Voulez-vous ? ("Dans ma poitrine, à cause de vous, j'ai le cœur qui bat, tout fou tout fou " sont les premiers mots de ce concert !) à Lâche-toi, de Combien de murs à la très inspirée Adieu , qui laisse le chanteur pantelant au bord de la scène.

Ensuite, évidemment, il y a les incontournables, les Place des Grands Hommes (tiens, à ce propos, l'un des nôtres, ministre des Finances, dont l'interview passait sur écran géant avant le concert, s'est fait copieusement siffler), les Je fais semblant et autres C'est la vie , pour laquelle il abandonne la guitare pour le piano.

Une écharpe autour du cou pour protéger sa voix... cassée, Bruel a encore souligné la beauté des lieux ("Quel accueil merveilleux, quel endroit merveilleux ") et rappelé qu'il est désormais un habitué des Francos ("J'étais venu il y a deux ans, j'avais hâte de vous retrouver "). Autant de mots pour séduire, si c'était encore utile, une assistance féminine qui a, elle aussi, quelques rides au coin des yeux désormais...



© La Dernière Heure 2009