Musique Sabrina Jacobs et Gerald Watelet sont venus soutenir leur ami le Grand Jojo, pour ce qu’il pensait être son "dernier" concert.

"J’espère que ce ne sera pas son tout dernier concert !", sourit l’animatrice de RTL-TVI, qui a assisté au grand show de son ami proche - au Ceria - ce mercredi soir (tout comme les petits-enfants du chanteur). "Parce qu’il est en pleine forme et il n’y a pas de raison qu’il arrête. Jean est quelqu’un qui a toujours énormément de projets et je pense qu’il y aura toujours une belle et bonne occasion pour qu’il puisse remonter sur scène. Le public le réclame d’ailleurs assez régulièrement. Je sais aussi qu’il a du mal à résister à l’appel du public. Donc j’espère et je croise les doigts pour que non (sourires) !"

Et ce n’est pas Gerald Watelet, animateur de cette soirée caritative organisée par le Rotary Club et au profit des enfants handicapés du CREB 2 - le petit Jojo, en chaise roulante, était d’ailleurs aussi sur scène - qui dira le contraire. "On ne fait pas un dernier concert, souligne le présentateur de C’est du belge ! sur la RTBF qui se dandinait durant tout le show. Dans le sens où, tant qu’il pourra chanter, il chantera. Car il aime ça et il aime les gens. Il est juste un peu comme le diesel. Le début est un peu dur et à la fin, il se fatigue car c’est un monsieur de 82 ans ! Mais la grosse partie du concert, c’est juste du bonheur ! On oublie son âge et on oublie les années." Avant d’ajouter que "comme ce soir, lorsqu’on réécoute les paroles, on se dit qu’il est à la variété belge ce que René Magritte est à la peinture surréaliste. Tellement elles sont complètement improbables, d’une naïveté mais d’une justesse incroyable. De la grande écriture !"

Si les centaines de spectateurs présents ont en effet pu le voir se tenir et s’asseoir à sa chaise en plein spectacle festif et coloré, le Grand Jojo en plaisante lui-même. "On m’a comparé un jour à Frank Sinatra, alors je fais comme mon idole, je suis accompagné d’un fauteuil sur scène (rire) !"

Bref, entre ses tubes indémodables ("Sergent Flagada", "E Viva Mexico !", "Le tango du Congo" ou encore "Jules César"), son énergie à revendre et ses danseuses affriolantes, Jean Vanobbergen de son vrai nom a prouvé qu’il avait encore soif - "Chef, un p’tit verre !" - de scène. Mais, à l’image de son "Viens boire un p’tit coup à la maison" , ce sera avec modération. "Si le Grand Jojo existe, lance-t-il à son public après sa traditionnelle Brabançonne finale, c’est grâce à vous !"