Musique

Patrick Fiori a mis des textes sur des musiques de film. Écoutez sa B.O...

BRUXELLES La première chanson qui lui a donné l'envie de faire un album de musiques de film, c'est Le chaland qui passe . Ou plutôt, dans la bouche de Patrick Fiori, Parlami d'amore Mariu . "Ma mère me la chantait quand j'étais tout petit et, à mon tour, je l'ai entonnée près des feux de camp, dans les fêtes de famille... Un jour, j'ai demandé à mon père d'où venait ce titre. C'est lui qui m'a dit qu'elle était dans plusieurs films. "

Voilà, il n'en fallait pas davantage : il le tenait, le concept de son nouvel album. Patrick a donc exhumé de sa vidéothèque les films de sa vie, "le concentré du meilleur et du plus joli. Je suis tombé sur Manon des sources, Jeux interdits, Les parapluies de Cherbourg, Borsalino, Le parrain. Pour certains, des chansons existaient; pour d'autres, j'ai fait écrire les paroles ".

Parenthèse dans sa carrière - comme il aime à le préciser -, Les choses de la vie ne va pas tarder à voir le jour. À Budapest où, autre rêve de gosse, l'artiste enregistre avec un orchestre symphonique. "Ce n'est pas le seul cadeau qu'on m'ait fait, sur cet album. Il y a aussi le duo avec Micheline Presle qui a gentiment accepté de chanter avec moi La chanson d'Hélène. On s'est rencontrés au Festival du film d'Angoulême. Je le lui ai proposé, elle m'a dit Si c'est avec vous, c'est d'accord."

Évidemment, en ne choisissant que onze films - et donc onze titres -, Fiori a dû faire des choix draconiens. "Mais à l'arrivée, tout le monde y trouve son compte. Les chansons sont tellement grandes et fortes... Prenez Les montagnes d'Arménie, tirée de Mayrig. C'était une manière, pour moi, de parler de mes racines. Tout le monde connaît le côté corse, mais j'ai découvert des secrets du côté arménien. "

Ce n'est que récemment , en effet, que le chanteur a appris que sa famille avait miraculeusement échappé à un massacre, dans le petit village d'Arménie où elle vivait. "Toutes les maisons ont été détruites, leurs habitants massacrés. Ils n'ont laissé debout que la dernière. C'était celle de mon arrière-grand-mère. "

Espagnol, italien, français, anglais, le chanteur change de langue comme de titre. Un exercice facile ? "Non ! ", rit-il. "Mais j'ai eu un supercoach avec la femme qui vit à mes côtés... "

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Patrick Fiori, Les choses de la vie (Universal)/www.patrickfiori.net



© La Dernière Heure 2008