Musique Pour leur retour à Werchter sous la bannière Soulwax, les frères Dewaele n'ont pas regardé à la dépense. C'est un dispositif impressionnant qui se dresse sous le chapiteau de "The Barn" sur le coup de 20h. Au total, sept musiciens, tous de blanc et noir vêtus, sont de la partie. En plus de Stefaan Van Leuven, les frangins embarquent deux énormes consoles, pas moins de trois batteurs, ainsi que Laima Leyton, préposée aux synthés.

L'arabisant Do you want to get into trouble confirme ce que l'on savait déjà : le concert des Gantois sera le paradis des percussions.


© JC Guillaume


Sur KracK, la batteuse Victoria Smith casse des briques et fait exploser le public de joyeux trentenaires. Ce tourbillon de percussions, pièce maîtresse du dernier album From Deewee enregistré en une seule prise, se poursuit sur Is It Always Binary. Le début de Missing Wires pousse cette logique à l'extrême, même si Stephen Dewaele se fait rapidement plaisir en activant ses cordes vocales.

Le reste du show oscille entre rythmes électros et grosses montées de percussions. Si leur dernier album, sorti treize ans après Any Minute Now, domine le set des frères Dewaele, ils nous gratifieront de quelques vieux titres comme E-Talking et Miserable Girl qui mettront le feu à "The Barn". Mais c'est NY Excuse, véritable hymne à la fête, qui fera exploser le public. Tout cela face à un visuel impressionnant d'une tête de robot lumineuse qui tourne sur elle-même et dont jaillit la lumière.

Les Foo Fighters, la grosse tête d'affiche de ce dimanche à Werchter, ont livré un concert de 2h30 fait de hauts et de bas. Le démarrage se fait en trombe sur "All my life" et la quinqua blonde plantée devant nous se met à sauter, chanter et agiter son foulard. "Times Like These", "Lear to fly", les titres s'enchaînent dans une grosse ambiance.


© JC Guillaume


Sur "The Pretender", le public, survolté, s'égosille. Dave Grohl se fait plaisir à la guitare et s'approche des dents blanches du batteur Taylor Hawkins pour un intense duo.

Et quand l'intérêt du public retombe un peu, le sympathique leader du groupe sait comment y faire. Il présente ses excuses pour le concert annulé de 2015 ("my bad"). Ensuite, il lance le solo de guitare de Chris Shiflett et la reprise de "Another one bites the dust" à la basse par Nate Mendel. Et quand il le faut, l'ancien batteur de Nirvana parcourt la plaine avec sa gratte.

Par moment, le soufflé retombe un peu. La quinqua surexcitée du début de concert reste étrangement amorphe. Peu importe, les fans sont ravis par l'énergie déployée. Le concert un poil longuet se termine par un excellent "Best on You", suivi de "Everlong".