Musique

Du haut de ses 31 ans, Florence Welch est devenue en une décennie un poids lourd de l’industrie musicale. Une artiste mystérieuse, magnétique, une anti-star aux mélodies cryptiques, capable de jouer les têtes d’affiche au menu de messes rock mastodontes tout en conservant une aura indé et un profil singulier.

Il y a deux semaines atterrissait dans les bacs un nouveau chapitre de la discographie de la Britannique, l’inspiré High As Hope qui a eu l’audace de se classer directement en tête des ventes en Belgique, devant deux poids lourds de l’industrie musicale sortis le même jour : Scorpion de Drake et The Now Now de Gorillaz. Chapeau ! Un quatrième album dont la chanteuse dévoilait les pépites il y a peu à domicile, au Royal Festival Hall londonien, devant un parterre de privilégiés et une poignée de journalistes européens. Ce jour-là, les deux mille privilégiés triés sur le volet retrouvèrent intacte l’intensité des concerts de l’artiste, lévitant presque dans sa robe blanc cassé à volants, flirtant toujours à la limite de la théâtralité sans jamais s’y prendre le pied… Visiblement heureuse de ce retour, fragile mais souriante, parfois vulnérable ou encore un peu hésitante. À mille lieues de l’assurance qu’elle affichait quelques mois plus tôt lorsqu’elle clôturait sa précédente tournée en tant que tête d’affiche à Rock Werchter par un show ultra rodé depuis un an et demi.

Intime

High As Hope fait suite au doux-amer How Big, How Blue, How Beautiful sorti il y a trois ans déjà. Mais cette fois, (...)