Musique Frank Michael et Johnny se connaissaient. Mieux, ils s’appréciaient. Le crooner est dévasté.

Ce jour, Frank Michael le redoutait, il nous l’avait confié tout récemment quand nous l’avions rencontré dans le cadre de la promotion de son nouvel album. Mais l’annonce du décès de son idole Johnny l’a ébranlé bien plus qu’il l’imaginait. La voix est légèrement chevrotante, signe que l’émotion est intense.

"C’est une catastrophe !", ce sont les premiers mots qui lui sont venus à l’esprit lorsque nous l’avons contacté. "On savait qu’il était malade mais ça fait un choc de savoir qu’il est parti. Ça fait mal. C’est à peine croyable ! On a partagé le même parolier à une époque, il s’agissait de Michel Mallory avec qui je travaille depuis longtemps maintenant. Michel m’avait dit que Johnny allait très mal et combien il était inquiet pour lui. Je l’étais aussi mais on ne pense jamais à la mort… On se dit qu’il y aura toujours un dernier souffle. Johnny n’est plus là, c’est une catastrophe…"

Tout le monde ne le sait pas mais il y avait une vraie complicité entre le Taulier et le crooner italo-belge. "Je suis triste parce que j’ai eu la chance de le connaître et de le côtoyer à plusieurs reprises", explique-t-il. "Je l’ai fréquenté dans son café et dans son bar. En 2003, il avait même écrit une chanson spécialement pour moi. Il s’agit de Pour faire une chanson . Il m’avait demandé de l’interpréter à la crooner. Et quand il est venu l’écouter, il l’a trouvée formidable. Il n’en a pas écrit beaucoup et très peu pour d’autres artistes. J’ai eu cette chance d’avoir une chanson de lui. C’était formidable."

Frank Michael témoigne aussi du caractère extrêmement gentil de Johnny. "C’était un homme avec un grand cœur et abordable. Ce n’était pas une star inaccessible, une diva. Il était très proche des gens même s’il ne pouvait pas non plus se balader comme il voulait parce qu’il était Johnny, l’Elvis Presley français. La première fois que je l’ai rencontré, on a passé toute une journée ensemble. C’était lorsqu’il m’a demandé de faire une télé avec lui… la dernière émission de Guy Lux. À cette occasion, je lui ai remis deux disques d’or. Il a beaucoup compté pour moi au début de ma carrière. Je l’aimais beaucoup."