Musique Le Nandrin Festival avec les Superbus

NANDRIN Nandrin ce samedi, puis les Fêtes de Wallonie le 15 septembre et le Bota le 21 octobre, les occasions de mâcher du Superbus ne manquent pas en Belgique, une semaine après avoir pu apprécier le flot de tubes déversé par la jeune Jennifer Ayache et ses drôles d'acolytes à l'occasion de l'Octopus festival.

Minijupe et rouge à lèvres scintillant faisaient évidemment partie du décor pour ce groupe qui a choisi de ne pas se prendre au sérieux, et de prendre un maximum de plaisir depuis 2002, et la sortie d' Aeromusical, leur premier album.

Malgré la fatigue due à l'enchaînement des dates, la bonne humeur reste de mise, et les vannes fusent... «S'il peut arriver qu'on se prenne la tête? Bien sûr. Même si on ne dirait pas comme ça, il en va tout autrement une fois enfermés entre les quatre murs du studio d'enregistrement». Patrice Focone, le guitariste (co-compositeur, mèche longue, et bras de déménageur) incarne toute l'énergie positive du groupe emmené par la petite Jen.À seulement 20 ans, la fille de l'actrice Chantal Lauby semble gérer à merveille le succès grandissant de la formation parisienne. «Je ne considère pas que le groupe ait déjà atteint une énorme notoriété» explique-t-elle («on dira ça une fois qu'on aura rempli le Madison Square Garden de New York» coupe Patrice). «La scène on adore ça. Et ça n'a pas été difficile de gérer cet exercice, car nous avons débuté par de petites salles, qui ont grandi progressivement..»

La demoiselle a du répondant. C'est aussi elle qui compose la majeure partie des titres du groupe. «En ce moment, j'écris beaucoup en anglais» précise-t-elle, laissant sous-entendre que le prochain album sera très partagé entre chansons en français et en anglais.

Fatigués après plusieurs jours de tournée, et une longue route depuis le sud de la France, les Superbus ont pourtant livré un show de qualité dimanche dernier à Nivelles. «Oui, il arrive que nous n'ayons pas trop envie de monter sur scène» concédait Jen. «Mais on le fait quand même.» Et François, le bassiste, de poursuivre: «Parce qu'une fois face à notre public, nous prenons une telle bouffée d'énergie... C'est indescriptible, mais cela fait oublier la fatigue...»

© La Dernière Heure 2005