Musique

Curieux mélange ce week-end dans un Palais 12 doublement en fête. Critique. 

Entre les grisonnant(e)s qui s’étaient déhanché(e)s jadis sur la kyrielle de tubes des années 80 et des jeunes qui ont découvert Indochine qu’à travers les derniers albums. Les premiers auront sans doute été un brin surpris de n’entendre « leurs » succès que de manière parcimonieuse mais avec une réelle (ré)invention des « Yeux noirs », de « 3e sexe », « 3 nuits par semaine » ou encore l’incontournable et très attendu « Aventurier ». Les guitares électriques ont remplacé les synthés. Nicolas Sirkis, dernier rescapé du groupe originel, s’est entouré de vrais musiciens modernes mais aussi des techniques du moment pour créer une ambiance qui flirte souvent avec celle d’un boîte de nuit géante.

A 59 balais, il parvient encore à se renouveler. La chevelure d’abord puisqu’il est devenu blond. Les sujets abordés ensuite. Son album 13 n’a jamais été aussi politique. Son discours aussi. Les attentats de Paris et de Bruxelles, la montée du Front National ou encore l’avénement de Trump l’ont marqué et ont imprégné ses nouvelles compositions. Même si le rythme reste quasi festif.

Nous aurons surtout remarqué le très réussi tant visuellement que vocalement duo avec Asia Argento « Gloria ». Entre la Belgique et Indochine, même lors de sa traversée du désert, le lien n’a jamais été rompu. Nicolas Sirkis le sait et ne rate jamais une occasion de saluer notre pays. Mais aussi de faire monter sur scène pour l’accompagner à la guitare une jeune Belge repérée sur Instagram pour ses reprises d’Indochine. Une soirée rythmée avec deux passages du chanteur au milieu de la foule. Pour un test grandeur nature d’un sex-appeal qui, apparemment, ne se dément pas. Les jeunes auront apprécié, les moins jeunes aussi.