Musique Exclusif ! Davaii Belgia est le nouvel hymne des Diables de Lou Deprijck pour la Coupe de Monde de football en Russie.

"L’équipe, c’est la fierté de notre patrie", annoncent les premières paroles - en russe et sur l’air de la Brabançonne ! - de l’hymne que le célèbre auteur et producteur de Ça plane pour moi consacre aux Diables Rouges. "Oh oh Belgique, nous sommes ici pour la victoire. Oh oh Belgique,, notre cœur et notre âme sont avec vous, jusqu’à et pour la victoire en Russie. Allez Belgique, allez, allez, allez."

Avec Deprijck , auteur des hymnes parodiques Come on Belgium (Euro 2016) et Disco Samba Belgica (Coupe du Monde au Brésil en 2014), il y a toujours un Lou qui se glisse dans la belgerie. "Je n’aimais pas le truc de Damso et l’attitude de l’Union belge de dire ‘On vous impose ça .’ Donc je me suis lancé", explique Lou Deprijck. "J’aime tout mais pas trop le rap, ou à petites doses. À la limite, je suis plus heavy metal." Si sa chanson n’est pas à la sauce métal, il y croit dur comme fer et nous envoie en exclusivité le teaser de son titre qui sortira officiellement le 15 mai prochain. "Il est fait, il est en cours de montage. Je dois encore enregistrer plein de trucs. J’aimerais notamment proposer à la supportrice belge Axelle Despiegelaere de venir chanter un couplet avec moi." (Il l’avait déjà proposé à Miss Belgique pour l’Euro 2016, NdlR.)

Habillé en russe et jouant quelques notes de balalaïka (instrument à cordes typiquement russe) à côté de la statue de Magritte à Châtelet, Lou Deprijck joue sur la corde "surréaliste". "À la fin, avec le drapeau belge, je chante en russe avec des sous-titres français, néerlandais et même en phonétique russe pour que tout le monde puisse la chanter ensemble", explique celui que l’on aperçoit à la fin dans le stade de Sotchi. "Je suis aussi sur la place Rouge à Moscou avec une pancarte représentant Vladimir Poutine qui porte le nouveau maillot des Diables Rouges."


Un hymne russe-tique

"J’avais déjà chanté en Cambodgien, swahili, thaï (son titre Pattaya Pattaya est toujours numéro 1 en Thaïlande, NdlR), en portugais et en espagnol mais jamais en russe ", confesse l’artiste de 72 ans. "Pour pouvoir la chanter, j’ai été obligé de l’écrire en phonétique avec un professeur de russe. Car si je le prononce mal, je dis autre chose ! Mon prof m’a dit que mon russe n’était pas parfait, qu’il était un peu scolaire, mais il est audible et compréhensible."

Un russe audible histoire de ne pas se faire taper sur les doigts par le président de la Fédération de Russie. "Je suis certain qu’ils vont dire que c’est cool", sourit celui qui a déjà été approché par des journalistes russes pour diffuser son clip dans une émission satirique, là-bas, au moment du Mondial. "Car Poutine apparaîtra une seconde fois dans le clip, en plus de la pancarte. Je vais peut-être le faire chanter comme entraîneur des Diables, je ne sais pas. Je vais trouver un système. Car ça peut faire le buzz ! On chante quand même en russe pour notre équipe sur la Brabançonne. Je ne sais pas s’ils verront cela comme un clin d’œil ou s’ils seront flattés. J’espère que Poutine a de l’humour car je l’égratigne... mais gentiment. J’espère juste qu’après ça ils ne vont ni me lyncher ni m’appeler comme ambassadeur (rire) !"

En guise de conclusion, Lou Deprijck précise que "le texte que j’ai fait en russe sur la Brabançonne ne la dénigre pas mais est plutôt une gloire à l’équipe belge, un clin d’œil honorable. J’ai donc espoir que Poutine ai le sens de l’humour. On ne sait jamais, il peut me donner un passeport du coup ", plaisante-t-il.


"Je ne dis pas oui, ni non"

Le Grand Jojo, fortement plébiscité par les supporters, n’a pas dit son dernier mot

"L’Union Belge ne fera pas d’hymne mais plein vont fleurir dans les jours qui viennent" , nous glisse Lou Depryck. " Comme Marka (It’s only football, NdlR), peut-être le Grand Jojo car je sais que cela le ronge, et je pense que Jean-Luc Fonck essayera aussi quelque chose. Mais moi je me distingue des autres car mon hymne est le plus décalé, c’est certain !"

Ira, ira pas ? Nous avons posé la question au Grand Jojo lui-même. "En ce moment il y a une pétition qui circule avec des milliers de gens qui demandent que je le fasse, donc on y pense. Mais je ne suis pas certain" , nous rétorque l’auteur du tube E viva Mexico. "Car je ne veux pas faire du n’importe quoi. Je ne dis pas oui, je ne dis pas non. Si cela se fait, ce sera un ‘ last minute’ car je sais que les ‘last minute’ ont beaucoup de succès en ce moment. Je suis donc occupé petit à petit, avec mes musiciens, à aiguiser mes couteaux parce qu’on ne veut pas sortir n’importe quoi !"

Le chanteur belge de 81 ans est conscient qu’il "sera très difficile de refaire ce qu’on a fait en 86. Car c’est un hymne qui repasse encore dans le monde entier. Il est compliqué à remettre sur disque maintenant car ce serait me plagier moi-même alors que le titre continue à tourner dans 50 pays." Mais son côté rassembleur fait des émules auprès des supporters noir, jaune et rouge. "Et même du sketch dans le Grand Cactus, il n’y a pas photo" , rigole Jean Vanobbergen de son vrai nom. " Lou Depryck m’a demandé de le faire avec lui, c’est un copain. Mais si je fais un truc, ce sera sous mon nom. Un truc égal à moi-même."