Musique L’artiste français Julien Doré, invité d’honneur des Gants d’Or, a décidé de mettre tout son punch pour la bonne cause.

Très sympathique, le chanteur Julien Doré a honoré de sa présence l’événement pugilistique belge de l’année, la cérémonie des Gants d’Or qui se déroulait à l’hôtel Steigenberger Wiltcher’s à Bruxelles. Interview punchy avec un artiste talentueux.

Julien Doré, pourquoi avez-vous répondu positivement à cette invitation ?

"Venir remettre ce prestigieux trophée m’a vraiment fait plaisir. C’était merveilleux et émouvant d’être avec tous ces sportifs d’aujourd’hui et d’hier. Ensuite, je trouvais que c’était un très beau lien entre le sport et le Télévie. Entre le punch belge et des enfants dont la vie est un combat. Dans une telle cérémonie, on se rend compte qu’on fait du bien aux autres."

D’ailleurs, vous avez donné au Télévie un gant de boxe aux couleurs de la Belgique signé par Jean-Claude Van Damme !

"J’espère de tout cœur que ce gant de boxe récoltera une belle somme d’argent. Vous savez, j’ai noué un lien fort avec le Télévie il y a quelques années, j’y ai participé plusieurs fois. C’est vraiment quelque chose d’important à mes yeux et un moment fort pour moi."

La boxe est un sport que vous connaissez ?

"Oui, un peu. Petit, j‘avais une idée de qui était Mike Tyson. À l’époque, il n’y avait pas Internet mais Canal+ diffusait les grands combats. Avec mon père, on se levait en pleine nuit. Voilà, j’ai le souvenir de cet homme que j’ai encore suivi dans son après-carrière que ce soit dans ses périodes de gloire, ou de déchéance et de souffrance. Lorsqu’il a raccroché les gants, il est revenu avec un spectacle. J’étais bluffé ! Il racontait son histoire avec franchise, humour et au travers de moments très touchants."

Mike Tyson a-t-il été une idole de jeunesse ?

"Oui, mais comme d’autres sportifs. Vous savez, je pense que le sport parle à beaucoup d’artistes. Pour nous, les sportifs de haut niveau sont des références. Je suis très impressionné et admiratif devant leur préparation pour un événement qui va durer quelques secondes ou bien plus comme en boxe. C’est incroyable, toute cette concentration, tout ce travail, cela inspire le respect. Mais il y a aussi quelque chose d’autre qu’on ressent : au cœur du combat, il y a une forme d’amour, un respect mutuel et le fait de porter quelque chose ensemble. Il y a de la technique, une intelligence dans le ring. Enfin, il y a le show. Ça aussi c’est génial, cette façon de mettre en scène, de s’envelopper du personnage pour lutter contre la peur. Monter sur un ring, c’est un acte de courage."

On vous sait fan de football. Pourquoi cette fascination ?

"C’est venu assez tard mais c’est l’un des premiers sports que j’ai commencé à pratiquer. Avant, j’avais commencé par le judo mais c’est le football qui m’a fait basculer dans le sport."

Vous avez écrit une chanson appelée... Platini. Le sport est-il une source d’inspiration comme une autre ?

"Oui ! Cette chanson, c’était un hommage aux souvenirs de ce grand footballeur qu’a été Michel Platini et de ses exploits. Il fait partie, comme Tyson, de ces grandes figures qui marquent les gens. Ce sont des idoles. Il n’y a pas beaucoup de métiers ou des zones d’activité qui rassemblent autant de gens. Platini, je l’ai à peine vu jouer mais il a marqué tout un sport."

Lorsque vous pensez à la Belgique, quels sont les noms qui vous viennent à l’esprit ?

"Celui de Jacques Brel, pour la chanson. Côté cinéma, Jean-Claude Van Damme et bien d’autres. En sport, il y a évidemment Eddy Merckx mais aussi des footballeurs comme Marouane Fellaini, Eden Hazard, Romelu Lukaku ou encore Vincent Kompany qui est un incroyable défenseur."

Si vous étiez invité à venir voir un gala de boxe en Belgique, seriez-vous partant ?

"Je serais surtout partant pour combattre et calmer cet adversaire. (rires) Honnêtement, je n’ai jamais assisté à un combat. Lors du premier long métrage que j’ai tourné, une scène se passait dans un ring. C’était en région parisienne. Les gens de la salle m’avaient dit : ‘Vous devez absolument venir voir un combat’ . Mais voilà, par manque de temps, je n’en ai jamais vu. J’ai suivi le premier combat pro de Tony Yoka et son parcours olympique. Mais pourquoi pas ? Si mon agenda le permet, je viendrai volontiers."