Musique

Patriiiiiick. Ah non Juliiiiiiiiiiiiiiien. Après avoir embrasé l'AB il y a deux ans, Julien Doré a électrifié Forest National. Le public, composé à 80 % de femmes, a chaviré au son d'un show très enlevé, avec une mise en scène graphique léchée et au rythme de ses tubes qui, mine de rien, commencent à s'accumuler.

Chevelure de lion (elles adorent), poses lascives (elles adorent), déhanché parfois très gymnastique (elles adorent), corps sculpté (elles adorent). Bref, elles adorent. Avec cette frénésie encore charmante et fraîche qui, espérons-le, ne déviera pas vers cette hystérie collective de la Bruelmania. Car Doré a un vrai univers. Visuel, musical (certains de ses titres parfois gentillet du dernier album prennent du coffre sur scène comme Coco Câline) mais aussi dans son approche humoristique de la scène. Il s'amuse encore comme un gamin (« j'ai 35 ans et je dois avoir faire des facéties sur scène », avoue-t-il en... reprenant son souffle) et se donne. Avec ce second degré qui a toujours fait son image de marque. Comme ce passage subliminal d'un Panda.

Plus de deux heures de tubes, de chansons mélancoliques avec des textes qui valent le détour , d'une mélodie en italien, de dialogues avec ses femmes, pardon ses fans et l'inévitable (il l'avait déjà fait à l'AB) passage dans la foule pour humer la salle.

Elles ont adoré, Julien a adoré leur faire plasir. Au point de finir en caleçon. Elles ont adoré.