Musique

Katy Perry : Part of me sort aujourd’hui en DVD. Un événement pour les fans

NEW YORK Cela devait être l’un des événements cinématographico-musicaux de l’année, sur les traces du This is it de Michael Jackson et du médiocre mais rentable Justin Bieber : never say never . Mais, assez étrangement, le documentaire plein d’humour et d’extraits de concerts sur la vie de la délicieuse Californienne de 28 ans n’a pas fait un malheur au box-office : 36 millions de recettes pour 12 de coût, c’était trop peu aux yeux des producteurs. Qui ont donc préféré le sortir directement en vidéo sur notre territoire.

Une aubaine pour les fans, qui vont pouvoir visionner à satiété les rencontres de la star aux cheveux bleus, roses, noirs ou blonds avec ses fans mais aussi lors de ses premiers pas plutôt hésitants…

Ce film est très important pour moi : il montre qui je suis vraiment, ce que j’espère devenir et il encourage chacun à poursuivre ses rêves sans laisser personne se mettre en travers de sa route ”, explique-t-elle avant de préciser que c’est Madonna qui lui a donné envie d’immortaliser son expérience artistique et personnelle. Sans rien cacher des difficultés rencontrées. “Ce ne fut pas facile. Les maisons de disques ne voulaient pas me laisser développer ma vision. Ils voulaient un clone et j’ai dû m’entêter jusqu’à ce qu’on me donne l’opportunité de faire ce que je voulais. Je n’ai laissé personne me tuer.

À côté des rencontres heureuses, des shows enthousiasmants, le DVD révèle aussi des séquences plus douloureuses. “Certaines scènes sont pénibles à revoir : je les ai déjà vécues. Parfois, je n’y suis vraiment pas à mon avantage. J’ai l’air fatiguée, gonflée, pleine d’acné, mais il est important que les spectateurs voient que je ne dois pas être parfaite pour réussir. Ce serait faux de croire ça. J’étais juste une jeune fille de Santa Barbara, une Madame Tout-le-Monde qui avait une idée et un rêve.

Qu’elle développe aussitôt. “Je me souviens que plus jeune, lors de ma première venue à Los Angeles, Je rêvais de rencontrer quelqu’un que j’admire comme Gwen Stefani. À 17-18 ans, je l’ai rencontrée. Elle était si cool, si adorable, que je me suis sentie connectée à elle en tant qu’être humain. Les deux minutes passées ensemble m’ont convaincue que je serais toujours une fan. Quand je connais de mauvais jours, je sais que je dois séparer le personnel du professionnel. Dans ce cas-là, je garde tout à l’intérieur, je ne transmets rien de tout ça au public. Ce n’est pas son problème, il n’y est pour rien. Il m’a toujours énormément soutenue.”

Plutôt protectrice concernant sa vie privée (“elle se porte bien, c’est une question d’équilibre ”), Katy Perry se montre aussi touchante lorsqu’elle remercie ses fans “d’apprécier ma bizarrerie ” tout en laissant entendre qu’il reste de nombreuses facettes d’elle à découvrir.

Elles apparaîtront dans mes chansons à l’avenir, j’en suis persuadée. Mais je change en permanence, j’évolue, j’apprends de nouvelles choses, je vis ma vie toute simple de différentes manières. Pour moi, ce film est comme mon carnet intime sur lequel vous auriez mis la main et que je vous laisserais lire !

Katy Perry, Part of me , Tinseltown



© La Dernière Heure 2012