Musique

Les années passent mais le chanteur provoque toujours l'hystérie sur son passage. Les Francos se sont terminées en beauté

SPA La grande foule se pressait depuis le milieu de l'après-midi devant l'hôtel Radisson, en plein centre de Spa, hier. Une seule question sur le bout de toutes les lèvres : "à quelle heure va arriver Patrick Bruel ?" C'est vers 19 h que l'artiste, qui faisait la clôture des Francofolies, a déboulé devant une horde de fans hystériques. Fatigué mais souriant, il a profité des heures suivantes pour se reposer un peu. Pendant ce temps, Pierre Lapointe était chargé de faire l'ouverture du dernier gros concert. Intriguant, le Québéquois ne fait pas dans la musique facile d'accès et mémorisée au premier coup d'oreille. Il faut donc se concentrer, chose difficile à faire sur la place de l'Hôtel-de-Ville tant il y a du monde et tant il y a du bruit. On aurait préféré applaudir le gagnant du trophée Rapsat-Lelièvre au Casino. Reste que le garçon s'est bien débrouillé et, avec un humour bien à lui ("je suis tellement une bombe sexuelle que vous n'avez probablement pas remarqué que j'étais entouré de musiciens" ), a fait grimper la température.

Derrière lui, autre univers tout aussi original : Saule et ses pleureurs ont ravi les 9.000 personnes déchaînées. Ses chansons sont de véritables bijoux : la grosse heure de concert de notre compatriote ne pouvait pas être plus agréable.

Par ailleurs, Emilie Simon captait toute l'attention du Village. Enfin, disons plutôt qu'il y avait du monde devant la scène Proximus mais qu'un peu plus de concentration du public aurait été la bienvenue. Emilie Simon emploie des techniques bizzaroïdes qui méritent qu'on s'y intéresse vraiment : le Casino, pour elle, aurait également été plus adéquat.

Enfin, à 22 h 30, Bruel a mis le pied en terre conquise avec un répertoire connu de tous. Durant deux heures, Spa ne fut que cris de joie, applaudissements et émotion, avec les titres du chanteur bien sûr mais aussi avec le final lors duquel les bénévoles sont montés sur scène. Parce que Spa, ce sont des artistes exceptionnels mais pas seulement : ils sont des centaines à oeuvrer dans l'ombre afin que les Francos restent un festival de qualité. Cette année encore, cela n'aura pas dérogé à la règle.



© La Dernière Heure 2007