La véritable histoire de Frédéric François

Charlotte Vanbever Publié le - Mis à jour le

Musique Dans Les femmes sont la lumière du monde, Frédéric François rend un nouvel hommage aux femmes, en chansons. Et se raconte dans un livre, C’est mon histoire.

Sa biographie sort maintenant et ce n’est pas un hasard. "C’est l’anniversaire de l’immigration italienne en Belgique. Ce livre - C’est mon histoire - c’est aussi leur histoire", nous confie Frédéric, souriant, comme toujours. "Ce sourire est l’expression de ma nature profonde. Je souris aux gens parce que je souris à la vie", explique-t-il dans le livre. "Pour mon père et tous ceux qui sont partis à l’époque pour la Belgique, ils y venaient découvrir l’Amérique. Même si c’étaient des mines de charbon, ils pouvaient vivre dignement. Cette histoire-là, c’est celle de tous les immigrés et ça me touche tellement…"

La vie de Frédéric François est une belle histoire. Mais dont certains souvenirs demeurent "douloureux". Et qui refont surface quand le chanteur retourne sur sa terre natale de Sicile, à Lercara Friddi, quittée avec sa mère à l’âge de 5 ans. "C’est dans les gênes de tout être humain je crois. À un moment donné, vous avez besoin de retrouver des racines, d’appartenir à un morceau de terre, à quelque chose qui vous ramène au début. On a envie d’y retourner mais on n’est plus vraiment de là… même si on n’est pas vraiment d’ici. Je suis plus d’ici maintenant que de là-bas. Là-bas, c’est un souvenir, le soleil, la pauvreté, les marchands dans la rue…Quand j’y retourne aujourd’hui, j’ai la gorge qui se noue." Le cœur de Fredo est sans aucun doute "belge !", répond-il tout de go. "Même s’il y a quelque chose qui coule dans mes veines qui est sicilien."

Dans ce livre, vous évoquez un tricycle qui, enfant, vous faisait envie. C’est votre premier souvenir de la Belgique ?

"J’ai un très vague souvenir de l’arrivée dans une gare où tout le monde criait et ma mère qui me disait : ‘ C’est ton père !’ Et moi, je m’accrochais à ma mère, je ne connaissais pas mon père. Et puis oui, il y a ce tricycle qu’avait cet enfant de la maison à côté et que je voulais. On ne pouvait pas le lui prendre bien sûr ! Mon père m’en a acheté un. Sur ce vélo, on dirait que je suis le king !" (rires)

À 10 ans, votre papa vous fait monter sur la table d’un café. Et vous chantez. Vous êtes-vous un jour posé la question : "Tiens, qu’est-ce que je vais faire plus tard ?" Ou était-ce une évidence ?

"C’est un concours de circonstances… Quand j’avais 12 ans, mon frère a eu un accident et je l’ai remplacé à la guitare dans un groupe. Ça, ça reste dans ma mémoire. Je ramène pour la première fois de l’argent à la maison. C’est comme si j’étais le sauveur ! J’étais content quand je me suis endormi. Et voilà, j’ai continué dans les groupes parce que je remplaçais mon frère. Mais je ratais du coup l’école tous les lundis. Mais le fait que je travaille pour mes parents, pour la famille, c’était plus que tout pour moi ! Arrivé en 3e, je me suis posé la question : si je continue l’école, peut-être que je vais doubler. Ou alors, je m’inscris au Conservatoire. Et voilà comment ça a commencé…"

Vous étiez fier d’apporter votre petite contribution à la famille. Des années plus tard, quand vous gagnez votre 1er cachet, vous dites à votre épouse Monique qu’elle ne doit plus travailler. Ça, c’est la fierté à la sicilienne ?

"Voilà, ça, c’est le sang qui coule dans mes veines ! Mon caractère, mes origines ont parlé. On allait avoir un bébé, ma femme travaillait. Moi, je préparais à manger, en attendant que ma femme revienne de l’usine. Tout ça, c’est dur à vivre. Parce que vous espérez que le succès arrive. Et waw, il arrive, en même temps que la naissance de Gloria ! Et à partir de ce jour-là, j’ai dit à ma femme : ‘ Plus jamais tu ne travailleras, c’est moi qui travaille !’"

Quand votre carrière décolle à Paris, vous avez alors peur de perdre pied ? Au début, quand Johnny passait en Belgique, il vous faisait appeler pour que vous le rejoigniez à dîner…

"Non, je n’avais pas peur. J’avais bien les pieds sur terre. Et quand je rentrais à la maison ou que j’allais chez mes parents, il n’était pas question de jouer la star ! (rires) En étant dans cette famille, vous ne pouviez pas péter les plombs."

Vous étiez naïf au début de votre succès ? Ça a changé depuis ?

"Oh oui ! Il faut quand même garder une part de cette naïveté, une certaine pureté quand on chante. Et puis, d’un autre côté, il ne faut pas trop se faire manger, on est dans un monde de requins ! C’est difficile d’apprendre les affaires quand on n’est pas issu d’une famille comme ça. Mais avec le temps, on apprend à être moins naïf."

"Toi, tu dois être un joli coeur !"

Votre nouvel album, Les femmes sont la lumière du monde, fait écho à certains chapitres du livre, comme dans la chanson Hey Mama , où vous présentez l’élue de votre cœur à vos parents…

(rires) "Ça s’est passé comme ça et l’histoire se répète. Mon grand-père ne voulait pas que mon père épouse ma mère. C’était en pleine guerre… C’est l’angoisse du père. Ensuite, mon père et ma mère : mon père avait tellement misé sur moi toute sa vie et il espérait le succès pour moi. On n’y était pas encore arrivé que je lui annonce que je suis tombé amoureux. Pour lui, c’était une catastrophe !"

Vous êtes un père comme ça vous, très Sicilien avec vos enfants, même grands ?

"Ça, ça ne se perd jamais !"

Un peu macho ? Et jeune, vous étiez timide avec les femmes, apprend-on dans le livre…

(rires) "Comme dirait ma femme : ‘Toi tu dois être un joli cœur !’"

Dans la chanson C’est ça notre histoire, vous évoquez le temps qui passe. Cela vous inquiète ?

"Oui, comme tout le monde. Il y a cette envie de photographier tout pour ne rien oublier, faire attention à ne pas être malade, pour les enfants, les petits-enfants. Et se regarder dans le miroir et se dire : ‘Allez Fredo, tu vieillis bien pour le moment ! Continue comme et fais attention .’"

Dans quelques mois, vous serez en concert à Boston et New York…

"Mon grand-père avait immigré au début du siècle à New York. Je vais retrouver Brooklyn et le 116, 11th Street… Et puis, il y a beaucoup d’immigrés italiens là-bas !"

Et puis, il y a l’aura de Sinatra, très lié à votre histoire. Quand vous embrassez Monique pour la 1ère fois, c’est sur du Sinatra…

"Oui, ce sont des coïncidences terribles… Sinatra, ses parents et ses grands-parents sont nés à quelques maisons de chez moi en Sicile. Quand je rencontre Monique, effectivement, et qu’on danse et que je l’embrasse, c’est sur une chanson de Sinatra. Puis, je deviens chanteur d’amour, ou latin lover comme Sinatra…" (sourires)


Charlotte Vanbever

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