Musique

Calogero a régalé, Grand Corps Malade a ému et Nous sommes tous Claude François a surpris. En attendant Cali !

SPA Après la prestation plutôt décevante de Vanessa Paradis, vendredi soir, les festivaliers attendaient beaucoup de la tête d'affiche suivante : Calogero. Mais avant de le voir monter sur scène, il leur a fallu bien de la patience. D'autant qu'il suivait la Fête à Daran, qui en surprit plus d'un de par son déroulement. Daran seul, d'abord, pendant près de 3/4 d'heure, ils ne s'y attendaient pas ! Bref, ce n'est que sur le coup de 22 h 45 qu'enfin l'attente fut récompensée. Car Calo sait ce que générosité veut dire. Parmi les moments à retenir de ce concert bourré d'énergie (Calo dira d'ailleurs que, pour lui, Spa, c'est comme Cannes mais en plus sympa), un joli Si seulement, je pouvais lui manquer, une reprise de Poupée de cire et un duo avec Stanislas sur La débâcle des sentiments. Sans oublier l'incontournable Yalla.

Dimanche, il y en avait pour tous les goûts - c'est un peu le principe, ici - avec Grand Corps Malade et son slam inspiré, au village francofou... de lui. On a vu des visages devenir graves à l'écoute de certaines rimes, on a vu de petites larmes couler et des mains s'étreindre... Attitude toute différente sur la grande scène où l'ambiance était plus nettement à la fête. Avec Marka et Laurence Bibot, dans leurs rôles de Monsieur et Madame, d'abord. Puis avec toute la clique de Nous sommes tous Claude François. Une coproduction avec les francos de La Rochelle et avec la présence d'une ancienne clodette venue tout exprès dans son costume d'époque.

Avant l'arrivée de l'explosif Cali, Bernard Lavilliers a débarqué, à l'heure, sous la pluie...et sous une pluie d'applaudissements avec le morceau Bien plus seul qu'avant, tiré de son dernier album. Des nouveaux morceaux et d'anciens tubes (certains joués en version acoustique) tiendront bien chaud aux spectateurs.



© La Dernière Heure 2008