Musique

ÉLECTRO

Le sacre de Death In Vegas

Avec Scorpio rising, le duo britannique sort sans conteste son meilleur disque, celui qui devrait enfin le sacrer auprès du grand public. La recette déjà utilisée sur Dead Elvis (1997) et sur The Contino sessions (1999) est toujours de mise, mais les ingrédients sont mieux dosés. Richard Fearless et Tim Holmes noient des guitares rock dans des sonorités électroniques et rehaussent ce savant mélange de voix plus belles les unes que les autres. La démarche rappelle celle des Chemical Brothers. Comme chez les frères chimiques, les invités ne se contentent pas en effet de faire de la figuration mais apportent couleurs et émotions. La performance de Liam Gallagher sur Scorpiv rising, par exemple, dépasse en qualité tout ce qu'il a chanté sur le dernier opus d'Oasis. Les influences musicales plongent volontiers dans les années '80 comme l'illustrent Leather, instrumental que n'aurait pas renié Cure, ou encore Girls, très proche des premiers Depeche Mode. Une belle réussite qui trouvera son prolongement sur la scène du Botanique le 31 octobre (infos: 02/218.37.32).

Death In Vegas, Scorpio rising (BMG).

ROCK

Nada Surf clôture les Nuits Botanique

Populaires en Belgique grâce à leur morceau... popular, sorte de croisement entre le grunge de Nirvana et Creep de Radiohead, les Américains de Nada Surf avaient quelque peu disparu de la circulation. Ils reviennent avec Let go, album d'une étonnante maîtrise. Le propos est moins nerveux que sur leurs premiers enregistrements. Les guitares sont toujours omniprésentes et les mélodies davantage ouvertes vers la pop. Les fans de Frank Black, Posies ou Flaming Lips devraient apprécier. Nada Surf se produira en clôture des Nuits Botanique ce lundi. L. L.

Nada Surf, Let go (Virgin). Au Botanique ce lundi.

REGGAE

Horace Andy, la voix de Massive

Légende reggae, Horace Andy a connu une seconde carrière grâce à Massive Attack qui l'a invité sur ses disques avant d'en faire un membre permanent sur les tournées. Le Jamaïcain grand fumeur d'herbe (il suffit de voir les photos de la pochette pour s'en convaincre) continue aussi à publier régulièrement des albums solos. Mek it bun marque ses débuts chez BMG. Si la voix demeure magique, on reste toutefois déçu par le manque de richesse de certaines compositions, la reprise étonnante de Horse with no name d'America et une production trop tape-à-l'oeeil. La plage titulaire, l'aide précieuse de Sly et Dunbar sur Johnny Awfull et cette irrésistible manière de Horace de pousser sur les aiguës sauvent le disque du sinistre total. L. L.

Horace Andy, Mek it bun (BMG).

© La Dernière Heure 2002