Musique Nous étions en direct du Pukkelpop ce jeudi après-midi. Retour sur ce qu'on a vraiment aimé et sur ce qui nous a franchement lassé.

 

+ ou- Girls in Hawaii : la lumière n'a pas jailli

En début d'après-midi, Girls in Hawaii était la première formation importante à se présenter sous le chapiteau Marquee du Pukkelpop. Malheureusement, les Brainois n'ont jamais réussi à faire décoller leur concert. Leur univers si particulier, fait de ballades mélancoliques et lumineuses, est, il est vrai, assez compliqué à transposer en festival. Quelques titres, comme le sublime Misses, ou Not Dead, ont néanmoins fait mouche.

-Cypress Hill : Has-Been mais volontaire.

Cypress Hill était programmé en milieu d'après-midi sur la main stage du Pukkelpop. Si les veilles gloires du hip-hop disposent de quelques beaux tubes dans leur besace, ça fait longtemps qu'ils ne font plus rêver. Malgré tout, B-Real et Sen Dog, respectivement 47 et 51 ans, ont réussi à faire bouger quelques fougueux jeunots qui ont dû découvrir le groupe sur le tard.

Après une première partie un peu molle, les deux compères tenteront de relancer le show avec du Nirvana ou encore du House of Pain balancés en plein affrontement entre le côté gauche et le côté droit de la main stage. Peine perdue.

Heureusement, quelques titres, comme le latino Latin Thugs, ou encore Tequilla Sunrise, nous ont convaincus. Tout comme le final au son du classique Rap superstar.

+ ou – Vince Staples : Quand Vince est dans la place, tout saigne

Vince Staples, l'étoile montante du rap US, débarquait à Kiewit avec un excellent dernier album à défendre. Le rappeur originaire de Compton, muni de sa seyante moustache, se présente seul sur scène, devant un fond orange minimaliste. Malgré ce visuel un peu pauvre, Vince occupe l'espace, assure le show en bondissant d'un côté à l'autre de la scène. Party People, Samo, 745, il interprète, aidé par une bande, quelques bons titres de The Big Fish. Dans l'assistance, pas mal de jeunes filles apprêtées et des jeunes garçons à casquette hochent la tête d'acquiescement.Après un coup de mou en milieu de concert, le show reprend de l'ampleur avec Lift me up. Sur Blue Suède, le public s'enflamme, tandis que Yeah right provoque un joli pogo. Vince Staples s'est bien défendu mais on en attendait encore un tout petit peu plus.