Musique Nous étions au Pukkelpop ce vendredi, voici ce que nous avons aimé et ce qui nous a ennuyé.

- Sevn Alias

Sur papier, ce show de début de journée était plutôt alléchant. Ces deux jeunes MC Néerlandais portés par du gros son et un accent chatoyant étaient censés dynamiter d'entrée de jeu une programmation assez maigre. Malheureusement pour eux, il existe aujourd'hui une solide scène hip hop belge capable de vous retourner un public comme une crêpe au Nord, comme au Sud du pays. Alors, quand les deux gamins débarquent sur scène, leurs punchlines paraîssent bien creuses, et le public bouge tranquillement sans réellement y croire. Sympathique, mais anecdotique pour un festival qui avait pourtant pris l'excellente habitude de programmer des pépites d'entrée de jeu.

- To Love, Palace, Walking on Cars, Russ

Le chroniqueur musical doit rester ouvert, s'adapter aux évolutions de la société et donc accepter le fait que le Pukkelpop ne constitue plus le défricheur de talents alternatifs qu'il fût jadis. Ceci étant dit, nous ne pouvons que déplorer l'uniformité de l'offre musicale proposée en ce début de journée. Walking on Cars, Palace, To Love, ou encore Cleand Bandit proposent tous le même style de pop/rock formaté pour le grand public. Il ne s'agit pas de mauvaises formations, mais programmer tous ces artistes en même temps laisse peu d'alternatives aux amateurs de découvertes qu'elles soient orientées rock'n'roll, hip hop ou électro. Affamés de musique nous partons voir l'ami Russ, mais ici aussi la déception est de taille. Le bonhomme a un flow agréable, mais pour le fond ou le charisme, autant aller voir l'expo Yo! Hip Hop à Bozar, réécouter l'album de Damso ou repenser au concert de Loyle Carner à Dour.

+ Parquet Courts

A 16h50, voilà que rententit enfin le son de l'excellence! Les quatre sales gosses de Brooklyn débarquent sur la modeste scène du "Club" et nous jettent en pleine figure 20 minutes de morceaux punks tendus qui font sautiller l'assistance. Aussi peu communicatifs qu'efficaces, les amis calment légèrement le jeu pour la seconde partie de leur set très court (55 minutes) mais nous livrent enfin une petite claque musicale qui semble délivrer une partie de l'assistance.

+ Le reste du programme


Le Pukkel affiche complet, pourtant jusque 17h, les scènes semblent étrangement clairsemées. Le public est donc vraisemblablement entrain de s'enivrer au camping. Sur le coup de 17h30, une masse de festivaliers semble avoir assez bu et repris possession des lieux. Signe que les gens viennent essentiellement à Kiewit pour faire la fête. Avec Richie Hawtin, 2 Many DJ's et Boys Noize, nul doute qu'ils seront servis... Après quoi nous laisserons une dernière chance aux Black Lips de montrer qu'ils en ont encore quelque chose dans le ventre pendant que Parov Stelar balance du swing sur la mainstage... A suivre...