Musique

Même s'il débute son show de deux heures par "Salut", Michel Sardou est bel et bien venu nous dire qu'il s'en va. En tout cas qu'il quitte la chanson. "Vous me voyez à 91 ans chanter 'Je vais t'aimer' ? Ce serait ridicule et prétentieux", s'amuse-t-il. Mais il a promis de revenir au théâtre. Pour nous faire rire.

Vendredi soir, comme lors des deux dates précédentes à Forest National, il a assuré le septuagénaire. Sans nostalgie, avec du coffre, de l'émotion, avec l'excellent support d'un orchestre à cordes et à cuivre et dans un décor qui en jette comme on dit. Au menu : des tubes, des tubes et encore des tubes. Il a quand même placé trois chansons de son dernier album dont "Le figurant".

Sardou a beau avoir chanté sur tous les toits que sa voix avait perdu un octave, cela ne s'est jamais ressenti dans ce récital que son public, fidèle et avouons-le très féminin, connaît par coeur. Mais Sardou tient à chanter et non à être l'invité d'un karaoké géant comme s'y complaisent parfois certains de ses collègues. Afrique Adieu, Je vole, La maladie d'amour ("que j'ai écrite en une nuit", raconte-t-il), Femmes des années 80, Le France, En chantant, Les vieux mariés mais aussi ses chansons qu'il appelle burlesque comme Le rire du sergent : tout y passe ou presque. "Si je devais chanter mes 350 chansons, il faudrait installer des lits de camp dans la salle", rigole-t-il. 

Car oui Sardou sourit. Plus qu'on ne le dit. On le sent content de cette ultime tournée, ravi de communier encore une fois avec son public. Lui dont certaines chansons resteront à la postérité pour on ne sait parfois quelle raison. Comme cet improbable tube « Les lacs du Connemara » qui sert de final et qui a aujourd'hui intégré toutes les fêtes estudiantines ou de mariage.

La toute dernière danse, en Belgique du moins, aura lieu le 25 février 2018.

>>> Réservations sur www.odlive.be