Musique Après Let Them Talk, Noa Moon est de retour avec Azurite, un album à la fois plus audacieux et reposé. 

Quatre ans après son premier album, la Bruxelloise Manon De Carvalho Coomans sort Azurite, un disque sur lequel son folk rock a pris des accents plus électro. A la manière d’un peintre, elle a composé 12 tableaux aux couleurs bien différentes.

Il s’est fait attendre ce deuxième album. Pourquoi ?

"J’ai tourné jusqu’à la fin 2014, ce n’est qu’après que j’ai commencé à m’y consacrer. Depuis 2012, tout avait été très vite pour moi. J’ai changé et j’avais envie de parler d’autres choses et d’autres envies musicales Je voulais apporter de nouvelles sonorités qui m’emmèneraient ailleurs. En 2015, j’ai pris une claque avec l’album de Christine and the Queens quand je l’ai découvert et ça m’a encore plus fait croire dans mon projet. Je ne dois pas avoir peur d’apporter ma musique aux gens. Ça donne un album plus reposé. Ça ne servait à rien de me mettre de la pression après Paradise parce que je sais que c’était une chance inouïe, un beau hasard…"

Un beau hasard ?

"J’avais écrit cette chanson à 17 ans. On l’a enregistrée et on a lâché comme ça, en se disant que peut-être les radios allaient aimer. Et je me suis retrouvée à faire mes premiers concerts, à enregistrer un album, etc."

En 2014, vous avez joué dans plein d’écoles avec les Jeunesses Musicales comme en témoignent les photos sur Internet. Qu’en avez-vous retiré ?

"Après la sortie de Paradise, on m’a proposé de participer aux Jeunesses Musicales. Ça a été une expérience incroyable. Ces gens m’ont fait confiance, ce qui m’a valorisé en tant qu’artiste. Moi qui suis autodidacte, j’expliquais aux enfants qu’ils devaient faire de la musique avant tout pour eux-mêmes, sans penser à faire des émissions télé. Parce que les émissions de téléréalité sont à double tranchant : elles peuvent propulser des gens hyper talentueux au sommet comme elles peuvent briser les rêves. J’ai du mal avec le fait que la musique soit une compétition, surtout lorsqu’il est questions d’enfants. Il y a de quoi détruire toute confiance en soi."

Pourtant, la télévision vous a bien aidée avec deux participations à Taratata, l’émission de Nagui…

"J’ai eu une chance incroyable mais c’est différent. C’est une émission de découverte et pas un programme dans lequel on apparaît chaque semaine. J’étais sur mon cul quand on m’a annoncé que j’allais faire Taratata . Ma mère m’avait toujours dit que le jour où je fais Taratata elle me ficherait la paix…"