Musique Silmarils, Superbus et No One Is Innocent accueillis par... le soleil

NIVELLES Réveil difficile hier matin à Nivelles, où les Dogma, Y 825 et autres frenchies de Madinka avaient la délicate responsabilité de réveiller les festivaliers à la fine pointe de l'aube (11h30...). Tout logiquement, ce n'est qu'en milieu de matinée (comprenez 14h15, heure festival), que le punk entraînant et la pêche de Minimum Serious attirèrent un parterre d'amateurs du genre un peu plus décent. Efficaces et sympathiques, les Français lancèrent un peu plus sérieusement les hostilités. Dans la foulée, le gros son des néo-métalleux de Masnada se chargeait de réveiller ceux qui avaient déjà pu apprécier les prestations de Watcha et Aqme la veille.

Restait alors aux excellents Silmarils à inaugurer la catégorie tête d'affiche, juste après que Daisybox eut démontré avec goût qu'il mérite d'y entrer. Juste avant une bonne douche toute belge (réservée aux anciens de Dog Eat Dog), les sept Parisiens de Silmarils ont asséné les tubes de 4 Life (dernier album sorti en 2003) et de nouvelles compositions tout aussi rythmées. Trompette, flûte traversière ou saxo, au service de mélodies imparables, et teintées de hip hop, et c'était la première occasion de se dégourdir les jambes, et de secouer la tête.

L'échauffement parfait, donc, avant de découvrir Dog Eat Dog, mais aussi et surtout l'excellent set livré par No One Is Innocent, qui réussit le pari d'exciter l'assistance, en commençant par le très tendance Revolution. com. Puis en passant à la vitesse supérieure, tant dans la rythmique que dans les textes. Engagés et rageurs, mais surtout interprétés par leur boule d'énergie de leader, bondissant dans tous les sens au rythme de La Peau ou de Ne reste-t-il que la guerre pour tuer le silence? et devant un public conquis.

Mini-jupe et bubble gum

Changement de décor, quelques minutes plus tard, lorsque Jen Ayache - mini, mini-jupe, et rouge, rouge à lèvre éclatant - s'installa au milieu de ses complices (cravates rouge de sortie) de Superbus pour déverser son flot de tubes. Il ne fallut donc pas attendre bien longtemps avant que Bubble Gum n'envahisse la plaine. Une semaine avant de se produire au Nandrin Festival, la petite (par la taille, certes, mais elle n'a aussi que vingt ans) Jen saluait le retour du soleil en se trémoussant sur scène, malgré la fatigue d'une difficile semaine sur les routes.

Malgré la présence de Babylon Circus (ambiance assurée) puis de Sinclair dans la suite du programme, l'assistance de ce deuxième jour resta clairsemée. Mais n'est-ce pas logique pour une première édition, en Wallonie qui plus est? Mais le principal reste que l'ambiance et l'organisation (très peu de temps mort entre les concerts...) soient agréables. Et à ce niveau, le pari semble gagné...

© La Dernière Heure 2005