Musique Entre ses décors en bois impressionnants suggérant un Tomorrowland écolo et l’atmosphère Peace&Love d’un Woodstock du 21ème siècle, Ozora se révèle, au-delà de la musique, une expérience fantasmagorique particulièrement aboutie... « Welcome To Paradise ». A l’arrivée sur le site, le ton est donné. Les concepteurs veulent offrir au public une parenthèse enchantée, un wonderland à la sauce électronique, un petit coin de paradis dans ce monde de brutes mais tout cela dans un joyeux bordel. Il faut se taper près de 2h30 de file pour récolter son précieux sésame dans un chapiteau style Bouglione. Mais dans la queue, l’ambiance est bon enfant et sur le bord du chemin, certains font la manche ou vendent de petites confections maison pour se payer « the access to the heaven» (sic).

Osera, Osera pas? OZORA!

A peine débarqué sur le lieu des festivités à 1h du matin après un contrôle anti-drogue dans le bus réalisé par des policiers amateurs, on est déjà conquis: camping et site s’accouplent joyeusement (jusqu’à retrouver des tentes à deux pas de la Main Stage) au sein d’un spot vallonné composé de vastes plaines et de bosquets à perte de vue. Il n’y a pas de délimitations et encore moins de barrières, cela rend le lieu infini, si bien que certains se perdent. Un festivalier nous raconte qu’il a passé 2 heures dans la forêt… Nous sommes le Day 0, le festival ne commence officiellement que le lendemain mais certains sont là depuis une semaine et d‘autres resteront bien après la clôture. A l’image de l’endroit, la déglingue paraît sans fin, sans limite.

On se lance donc et allons transer et trancer au Pumpui, le seul chapiteau déjà ouvert balançant du 150 bpm. Première impression : à J-1, il est à dénombrer plus de cadavres humains que de cadavres … de bières aux abords du dancefloor, recouvert d’une moquette où beaucoup se désarticulent pieds nus. Bienvenue dans la Mecque de la défonce. Et pas étonnant que certains aient déjà sombrés vu les tarifs proposés au bar: 1€ la bière et 3.5€ le whisky/coke. Encore moins cher qu’à la kermesse aux boudins de Nandrin. Si pour les Hongrois ce n’est pas forcément donné, les expats venus en masse, s’en donnent à cœur joie. On y croise de tout: une Martiniquaise venue spécialement pour l’évènement (oui, on drague et alors ?), du Japonais, des Kaas hollandais et beaucoup - trop? - de Français.

Le lendemain débutent réellement les hostilités avec l’ouverture de la Main Stage. Et pour commencer en beauté, l’organisation lance une grande course du bout de l’immense plaine jusqu’à la scène. Un 100 mètres de folie que ne dispute pas Usain Bolt mais beaucoup d’autres comiques qui semblent avoir été touchés par la

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