Musique

Patrick Fiori est de passage en Belgique pour un concert mi-acoustique mi-électrique

BRUXELLES Patrick Fiori se produisait vendredi soir à Huy. Quelques heures avant de monter sur scène, il nous confiait tout son bonheur. "Je n'ai jamais été aussi bien de ma vie. Je ne peux pas rester longtemps sans monter sur scène. Je suis profondément fait pour ça." Pour sa nouvelle tournée, Patrick propose une formule qu'il n'avait jamais usitée auparavant : mi-acoustique, mi-électrique. "C'est intéressant d'arriver dans l'intimité. Et puis, les gens qui ne me connaissent pas et qui ont une certaine image de moi avec Notre Dame de Paris, je n'ai pas envie de les tétaniser. Donc on commence par une première session de cinq, six titres acoustiques, en guitare-voix et après, on passe en électrique et ça devient assez rock'n'roll jusqu'au bout du concert." Il ajoute : "L'acoustique permet d'envisager une proximité avec les gens. Quand on passe dans l'autre phase du spectacle, c'est quelque chose de plus dynamique donc les gens sont susceptibles de se lever et de se manifester beaucoup plus. Dans l'acoustique, les gens ont envie d'être plutôt pépères, plutôt à l'aise. C'est intéressant de voir leurs visages, de voir qu'ils prennent du plaisir à écouter. C'est une autre approche. "

On évoque alors le plus gros problème que rencontre Patrick lorsqu'il est en tournée : le manque de sommeil. "Je ne fais pas la fête après les concerts, je suis un garçon très sérieux. Je connais ma chance d'avoir cette jolie voix, je fais donc très attention à moi. J'essaie d'aller dormir toute suite, dans le bus, à l'hôtel... Le secret, c'est le sommeil. La fête, je la fais quand je suis avec mes amis, avec ma famille, chez moi."

On revient brièvement sur l'aventure Notre Dame de Paris . C'est qu'après être passé par là, il est difficile de s'en extraire définitivement. Patrick Fiori doit donc faire un détour obligé, à chaque date, par Belle. Mais ça ne le dérange pas. "Je pense qu'un jour il faudra passer à autre chose mais pour ça, il faut une chanson qui ait autant de succès. Et à ce jour, je n'ai pas vendu 15 millions d'albums tout seul. C'est une chanson qui fait partie de ma vie et qui me permet aujourd'hui de partir en tournée et d'avoir des salles pleines."

On essaie alors d'aborder un sujet qui fâche : son mariage avorté avec Julie Zenatti. Et ça ne manque pas : il se fâche. "Je suis en tournée, je ne veux parler que de musique", nous dit-il, d'un ton sans appel. On reprend donc le cours de notre conversation. Il nous parle un peu des Enfoirés, auxquels il participera encore cette année, "parce que c'est important" et du premier album de Mimie Mathy, qui sera bientôt dans les bacs. "Il y a quatre ans, on s'est tapé dans la main avec Mimie. J'ai senti qu'elle voulait chanter, c'était un de ses rêves. J'ai pris ce projet très à coeur. Je lui ai monté tout le répertoire et je me suis occupé de l'album entièrement. C'est, jusque-là, un pari gagné puisque l'album est sur le point de sortir. J'ai été ravi de travailler avec elle."

Patrick Fiori fourmille de projets avec d'autres artistes mais ne préfère pas en parler pour le moment. Parce qu'il est un peu superstitieux et que l'important actuellement, c'est sa tournée qui passera par La Louvière et Verviers la semaine prochaine.

Au théâtre de La Louvière, le 9/12 (064/21.51.21) et au théâtre de Verviers, le 10/12 (087/39.30.30)



© La Dernière Heure 2006