Musique

Retour sur quelques concerts auxquels nous avons assisté lors de la deuxième et dernière journée de ce Ronquières Festival 2017.

Les artistes qui se sont succédé à tribord et à bâbord samedi avaient placé la barre très haut. Mais les prestations de ce dimanche étaient à la hauteur des espérances d'un public impatient et chaud bouillant, prêt à reprendre tous les refrains en cœur. Après les très bonnes prestations de Bob Doug et Konoba, qui avaient la lourde tâche d'ouvrir le bal, c'est le jeune Mustii, déjà présent l'an dernier, qui a enflammé le Plan Incliné.

Avec une énergie débordante, le jeune Bruxellois a fait le show avec son univers électro-pop aussi déconcertant qu'entrainant. Difficile voire impossible de ne pas tendre l'oreille lorsque les premières notes de son premier succès, The Golden Age, ont résonné. Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé, répondant à la moindre sollicitation du chanteur. 40 minutes d'intenses échauffements et Ronquières était prêt à vibrer pour Delta (avant le verre de trop, évidemment), et la voix cristalline d'Emma Bale.

La talentueuse et jeune chanteuse, issue de The Voice Kids en Flandre, a littéralement suspendu le temps, alternant douces mélodies et chansons plus rythmées. Là encore, le public a répondu présent pour porter cette « Birdy belge », qui vivait cette année son premier festival. Nul doute que l'expérience restera gravée dans les esprits, d'un côté et de l'autre de la scène.

Après l'enchantement, place à la folie avec un Cali absolument déjanté et survitaminé, faisant danser le public, jouant avec les caméras et les photographes ou s'offrant un bain de foule. Les chansons défilent pour le plus grand bonheur des festivaliers qui ne se font pas prier pour chanter les succès du Français. Ce dimanche après-midi, plus de 1000 cœurs debout ont incontestablement trouvé le bonheur !

De bon augure pour Vianney. Autant écrire que pour un artiste qui n'est « pas là », il était bel et bien présent à tribord pour déchaîner les passions. À l'heure d'écrire ces lignes, l'artiste s'apprêtait à quitter la scène, laissant la place à Tom Odell, Julien Doré, la très attendue LP et le jeune Henri PFR.