Musique

Né à Göttingen en 1990, le chanteur est diplômé de la Musik Hochschule de Hanovre et du CNSM de Paris (d’où lui vient sa maîtrise du français). Titulaire, dès 2013, de prestigieuses distinctions - Schubert Competition à Dortmund, Youg Concert Artist Auditions à New York, Wigmore Hall Song Competition à Londres, etc. - il s’est manifesté, lors du premier tour, également souverain dans l’opéra (Pelléas) et dans le lied (Erlkönig). C’est au lied, pourtant, qu’il a dédié toute sa deuxième prestation. Outre la splendeur et l’ampleur de la voix, le chanteur dispose de tous les moyens intellectuels, émotionnels et artistiques, y compris "dramatiques", pour emporter le premier prix. Mais pour qu’en faire ? Il est déjà parmi les grands. (MDM)

Mahler, "Des Knabenwunderhorn" - Mendelssohn, "Elias" - Verdi, "Don Carlos"

Marianne Croux, Belgique-France, 27 ans, soprano, gagne le prix du public

Né à Senlis en 1991, la jeune-femme a grandi dans le petit village d’Heure-en-Famenne, « où il y avait plus de vaches que d’habitants » mais où ses talents furent soutenus par un entourage et des professeurs attentifs. Diplômée de l’IMEP à Namur, puis de la Manhattan School of Music et enfin du CNSM de Paris, elle remporta, dès 2009, divers concours - Dexia, Jacques Dômes, Marmande, et fut finaliste au concours Lili et Nadia Boulanger. Dès le premier tour, elle s’imposa par la beauté de sa voix, son goût très sûr et sa personnalité rayonnante. Aussi à l’aise dans les grands airs lyriques que dans le lied et la mélodie, elle attesta, outre ses qualités vocales et musicales, une capacité exceptionnelle à faire vivre le texte et à incarner les personnages.

Marianne Croux ouvre sa prestation avec « Zeffiretti lusinghieri », un extrait de « Cosi fan tutte » de Mozart : la voix est ronde, le timbre fruité et les phrasés soyeux, mais l’intonation est parfois un peu imprécise. Dans la mélodie « Die Nachtigall », un des « frühe Lieder » d’Alban Berg, la Franco-Belge séduit par la puissance de sa voix et la beauté de son timbre, et on ne lui fait pas grief d’une gestuelle un peu affectée. Vient alors un superbe « Quando m'en vo », air de Musette dans « La Bohème » de Puccini et, pour terminer en apothéose la scène « No word from Tom » tirée du « Rake's Progress » de Stravinsky : nuances, intonation, projection, homogénéité des registres, caractérisation juste de chaque partie de la scène, Croux frôle ici la perfection.

Le palmarès

1er Prix : Samuel Hasselhorn (D)

2e Prix : Eva Zaicik (F)

3e Prix: Ao Li (CHI)

4e Prix: Rocio Perez (E)

5e Prix: Héloïse Mas (F)

6e Prix : Marianne Croux (F/B)

Selon l’habitude, les six autres lauréats ont été proclamés en ordre alphabétique.