Musique La chanteuse se raconte dans un livre où elle ne cache rien : sexe, amour, chirurgie esthétique, etc.

Elle n’est pas du genre à se dire que ça y est, c’est l’heure des bilans - même si elle va fêter ses 70 ans le 31 juillet - et qu’il est temps de raconter sa vie (ses vies ?) dans un livre. Mais puisqu’on le lui a demandé gentiment, Stone a accepté de fouiller sa mémoire et son passé et de se livrer à l’exercice de l’autobiographie. "Avec mon ami le journaliste Yves Quitté", tient-elle à préciser avec le sourire. "Moi, seule, j’aurais bien été incapable de taper tout ça à la machine ! J’ai été très bien secondée…"

Aujourd’hui que Complètement Stone vient de sortir, elle se dit, déjà, qu’elle a oublié plein de détails, plein d’anecdotes "qui auraient été marrants à raconter". Mais puisqu’elle est là pour ça, profitons-en…

Vous racontez votre enfance, votre famille, vos multiples déménagements : c’était important à vos yeux que l’on sache d’où vous venez ?

"Ah oui ! Dès l’instant où j’ai accepté le livre, il me fallait être honnête du début à la fin. Je n’ai pas essayé d’enjoliver, ou de ruser. C’était assez agréable de replonger dans mon enfance, même rigolo. En plus, je n’ai pas eu une enfance difficile, il n’y avait pas de choses enfouies, de drames cachés, de non-dits."

On a l’impression que quand vous revenez vous installer à Paris, tout commence…

"Complètement. La période province a été une grosse parenthèse. Je suis née à Paris, j’y ai vécu les premières années de ma vie. Le fait que mon père travaille à la SNCF nous a obligés à déménager souvent, mais j’avais toujours Paris en ligne de mire.Dans les villes de province où j’ai vécu, c’était toujours très court. C’est pour ça qu’à l’école c’était une catastrophe : je déménageais en cours d’année…"

La manière dont vous êtes entrée dans le milieu du show-business est assez incroyable et tient à pas grand-chose : vous êtes repérée, avec votre bande d’amis, devant le Bus Palladium et tout commence !

"Oui, et c’est d’autant plus drôle que moi, toute ma vie était axée sur la chanson, le spectacle. Grâce à ma mère, en particulier, qui était passionnée. Le fait qu’elle n’ait pas pu en vivre, puisqu’elle s’est mariée et que mon père… Bref, pour elle, c’était un manque et je pense qu’elle a involontairement reporté tous ses désirs sur moi. Depuis toute petite, c’était ma passion totale. J’ai vu le chanteur de Mexico quand j’avais 4 ans et je m’en rappelle très très bien.

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