Musique

Genesis a fait son come-back sur scène, dimanche soir, après 15 ans d'absence. Un concert qui ne sera pas inoubliable

BRUXELLES Les gradins du stade Roi Baudouin étaient clairsemés, comme la pelouse humide, dimanche soir. On pensait que les Belges seraient plus nombreux et aussi plus motivés pour saluer le grand retour de Genesis sur scène.

Si Phil Collins et les nonchalants Mike Rutherford et Tony Banks ont assuré, musicalement parlant, et que le décor et les jeux de lumières étaient franchement réussis, les moments forts du concert n'ont pas suffi à faire oublier les passages à vide.

Il manquait à ce spectacle un petit supplément d'âme, celui qui fait hurler le public au moindre blanc, qui fait flotter dans l'air une électricité plaisante. La température ne grimpa réellement que lors des derniers morceaux : Invisible Touch en clôture de show et I can't dance en rappel, qui a justement fait danser les plus enthousiastes.

Du côté positif, malgré la torpeur assez générale, retenons la sympathie de Phil, qui a immortalisé la foule avec son appareil photo numérique et sa dextérité à la batterie et... au tabouret (son duo de percus fut impressionnant). Pour le reste, on repassera... Les années de gloire de Genesis sont clairement derrière eux.

Finalement, les fans de la première heure ont probablement retrouvé leur plaisir d'antan puisque la nostalgie était de mise. C'est déjà ça...



© La Dernière Heure 2007