Musique

Peter Cincotti sera en concert chez nous ce vendredi

BRUXELLES Peter Cincotti est un de ces artistes qui est tombé dans la musique étant petit. À 4 ans, ce New-Yorkais de naissance est déjà un virtuose du piano. Lorsque sa personnalité commence à s'affirmer, ce talent choisit le jazz, comme son mentor Harry Connick Jr, qui le propulse au-devant de la scène.

Trois albums plus tard, dont le dernier East of angel town qui recèle le single Goodbye Philadelphia, Peter Cincotti est déjà une valeur sûre de la musique contemporaine. Il sera en concert au Cirque royal ce vendredi. Mais avant, quelques confidences...

Malgré votre notoriété, vous avez choisi de donner des concerts dans des salles très modestes...

"Je ne sais pas si je peux remplir des stades, on le fera la prochaine fois (rires). Non, en fait, comme c'était ma première tournée, nous voulions la faire de cette manière."

Est-ce qu'on se sent différent des autres quand on a un don très jeune pour quelque chose ?

"C'est difficile à dire. Je me sens différent d'une certaine manière. Mais d'un autre côté, les choses ont été les mêmes que pour d'autres enfants. J'ai été dans des écoles normales, je n'ai jamais voulu être inscrit dans des écoles pour jeunes talents musicaux. J'ai appris la musique en dehors du circuit. Idem quand j'étais au lycée... Je ne voulais pas m'enfermer dans un seul environnement. Par contre, je savais très tôt ce que je voulais devenir. Mes rêves de gosse, c'était de faire de la musique, pas d'être pilote ou astronaute..."

Votre univers, c'est le jazz. Mais dans votre dernier album, on retrouve aussi bien de la pop que du rock. Expliquez-nous...

"Ce n'était pas un calcul. Comme pour mes albums de jazz précédents, c'est arrivé comme cela. Je savais ce que je faisais en studio. Mais quand j'écrivais mes chansons, ça partait plutôt dans une direction que dans une autre. Disons au final que East of angel town est un disque de pop, pas un disque de jazz. Je voulais que cet album reflète ma vie..."

Récemment, à Taratata, vous avez interprété une reprise de Love is gone de David Guetta. Expliquez-nous ce curieux choix...

"Le principe de l'émission est de demander à un artiste de reprendre un succès. J'ai réfléchi à ce que je pouvais faire en live. Les producteurs voulaient certainement que je reprenne du Billy Joël. Un truc prévisible, quoi ! Mais moi, j'ai été sur YouTube, j'ai regardé les clips qui cartonnaient à ce moment-là en France et je suis tombé sur Love is gone de David Guetta. J'ai adoré. Elle m'a happé directement. J'ai pianoté, j'ai réarrangé la mélodie et cela a donné ce que ça a donné."

Votre participation à un des prime de la Star Academy a été très remarquée en son temps. Auriez-vous pu vous inscrire à ce genre d'émission de télé-réalité ?

"Je ne pense pas. Les critères ne me correspondent pas. Ce que je fais n'aurait pas pu correspondre à ce type de shows. Néanmoins, je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que ce genre d'émissions est nul. Que du contraire ! Si c'est bon, ce sera bon, un point c'est tout ! Que tu sois découvert par la Star Ac' ou dans des clubs et que tu assures sur scène, ça marchera."

Que peut-on attendre de votre concert de vendredi ?

"Si je livre mes surprises dès à présent, je devrai en dénicher d'autres. Non, sérieusement, le show sera axé sur mon dernier album. Ce sera très frais et très différent de l'album studio. Les versions ont été retravaillées et on sent que le public aime cela. Cela fait une semaine que nous sommes en tournée et les gens accrochent."

Peter Cincotti, East of angel town (Warner). Ce vendredi soir au Cirque royal de Bruxelles. Infos réservations : 02.218.20.15.



© La Dernière Heure 2008