Musique Depuis son départ des Enfoirés, la star des années 80 en a bel et bien fini avec la chanson. Son complice depuis 30 ans révèle les raisons dans Jean-Jacques Goldman Confidentiel.

"Ce qui a vraiment décidé Jean-Jacques Goldman à tout arrêter, c’est son changement de vie", raconte le journaliste Fred Hidalgo, au quotidien de Reims L’Union, au sujet de l’arrêt de sa carrière de chanteur en 2002. "Il lui a fallu plusieurs années pour se rendre compte que cet arrêt était définitif. Parce qu’au départ, il souhaitait simplement prendre de la distance avec la scène."

Installé depuis l’automne dernier à Londres (et non plus à Marseille) pour profiter d’une vie plus rangée avec sa famille dont ses trois filles Maya, Kimi et Rose, son exil a été mal perçu par ses compatriotes. "Son départ n’a strictement rien à voir avec un éventuel exil fiscal", poursuit l’auteur du livre Jean-Jacques Goldman Confidentiel (aux éditions L’archipel). "Jean-Jacques a toujours dit son amour de la France et sa reconnaissance envers le pays qui a accueilli ses parents. Il continuera donc de payer ses impôts dans l’Hexagone."

Quand la musique était bonne

Cet exil correspondrait en fait davantage à "un besoin de retrouver l’anonymat le plus complet." " Il est probable aussi que le fait que les prochaines élections présidentielles françaises risquent de porter au pouvoir des gens dont il a toujours combattu les idées extrêmes a pu être un élément de plus pour faciliter son éloignement moment a né."

Autre information inédite dévoilée : pourquoi Jean-Jacques Goldman ne réécoute plus ses chansons une fois qu’elles sont sorties ? "Il n’écoute jamais ses disques", révèle Fred Hidalgo. "Il me dit : Quand j’entends l’une de mes chansons à la radio, à ce moment-là, j’écoute parce que je suis interpellé. Je me remets alors dans le contexte de l’époque où je l’ai écrite. Je me dis parfois : Tiens, ça fonctionne pas mal, ou Là j’aurais dû faire telle chose pour l’améliorer." Des prises de tête que JJG s’épargne en évitant toutes retrouvailles avec ses anciens tubes.

Surtout que celui qui chantait qu’il irait jusqu’au bout de ses rêves (son tube de 1983) est parvenu à ses fins. "Jean-Jacques m’a dit un jour qu’il était allé beaucoup plus loin que ses rêves. Jamais il n’aurait rêvé ce qu’il a vécu !" Une phrase qui en dit long sur l’espoir (réduit à néant donc) d’un retour de l’interprète de Quand la musique est bonne.