Séries La saison 8 de la série policière démarre ce soir sur La Une. Rencontre avec Philippe Bas.

Le commandant Thomas Rocher est à nouveau prêt à mener l’enquête dans la huitième saison de Profilage qui démarre ce mardi soir sur La Une. Contacté par nos soins, son interprète, Philippe Bas, nous aiguille sur ce que nous allons prochainement voir sur notre petit écran. "Le fil conducteur de cette saison est sans aucun doute le passé d’Adèle qui remonte à la surface", nous explique celui qui reconnaît posséder beaucoup de similitudes avec son personnage. "Il y a beaucoup de moi dans Thomas Rocher. Peut-être parce qu’avec les années, je me suis approprié le personnage et que finalement le costume que je mettais pour me rapprocher de lui me correspond de plus en plus. J’en prends en quelque sorte possession."

Quelle direction aimeriez-vous que votre personnage prenne ?

"Je me laisse assez guider par le travail des scénaristes tout en donnant mon avis ou plutôt une indication si je trouve ça nécessaire. C’est un travail assez collégial en fin de compte. En lisant le script, je sais exactement comment Rocher doit réagir."

C’est la première saison de Profilage qui se tournera sans Odile Vuillemin. Son départ a eu un impact sur la série ?

"L’impact a été très positif mais c’était un pari ambitieux. Les téléspectateurs n’ont pas vraiment été déstabilisés parce que Juliette Roudet avait déjà joué dans la série. Elle n’arrive pas comme remplaçante d’Odile Vuillemin. Elle a un personnage à elle qui est totalement différent de Chloé Saint-Laurent. Elle n’a donc pas à souffrir d’une comparaison."

Avez-vous été formé par des vrais policiers avant de tourner Profilage ?

"Pas pour Profilage mais j’ai eu l’occasion de tourner dans plusieurs films pour lesquels j’ai suivi une brigade criminelle. Du coup, en arrivant sur le tournage de la série, je savais déjà comment tenir une arme et comment se déroulait une enquête."

Auriez-vous pu être flic si vous n’aviez pas choisi de devenir acteur ?

"Il y a une fibre en moi qui pourrait faire de moi un commandant. J’ai, par exemple, un sens de la justice. Mais, franchement, je ne pense pas que ce soit un métier pour moi. Il faut être préparé à ce genre de métier. Être à la fois un homme studieux qui s’occupe de la paperasse et un homme qui va sur le terrain. C’est un métier très complexe que, selon moi, on ne peut faire que 15 ou 20 ans. Ceci dit, je reste très admiratif des gens qui font ce boulot."

Une fois chez vous, les histoires, parfois sordides, entendues lors du tournage ne vous poursuivent pas ?

"Non car tout un chacun est conscient que les agressions et les crimes font partie de notre univers. Dans Profilage , qui est à la fois une série réaliste et irréaliste, ceux-ci proviennent généralement de désordres psychologiques importants liés à un traumatisme. J’arrive à garder une certaine distance par rapport à ça. Au contraire, je suis, depuis bien longtemps, très intéressé par tout ce qui est d’ordre psychologique."

Des projets sur le grand écran ?

"Avec le rythme de la série, c’est assez compliqué mais ça ne me pose aucun problème. Je ne suis en manque de rien. Profilage est une parenthèse très importante pour moi. Je reste convaincu que je jouerai encore dans des films ou dans d’autres séries. Je peux d’ailleurs vous annoncer que le tournage de la saison 9 démarrera en janvier 2018."

Comment faites-vous pour garder ce corps d’athlète ?

"Je pratique les arts martiaux de façon assidue depuis l’âge de 16 ans. Je suis un sportif du dimanche mais, le dimanche, je fais beaucoup de sport ! (rires) Puis, je tiens à garder une bonne hygiène de vie. C’est ce qui est le plus important."