Télévision La sortie publique de Luc Maton à l’encontre de son collègue Stéphane Pauwels cacherait-elle quelque chose ?

Vivre ensemble, nous dit le spot publicitaire de Bel RTL. Oui, mais comment ? Pas avec le sourire, ni autour d’un barbecue entre amis dans une ambiance décontractée, comme le prétend la pub mettant en scène certains animateurs de RTL. Stéphane Rosenblatt, directeur de la télévision à RTL, nous arrête tout de suite. "La culture d’entreprise au sein de RTL est très bonne. Mais personne ne dit que nous vivons dans un monde de bisounours et que tout le monde au sein de RTL doit partir en vacances ensemble !"

Les bouches sont - officiellement - muselées quand il s’agit d’en dire un peu plus. Mais faisons tout de même un petit point météo. Pour lever un coin du voile sur ce ciel d’apparence ensoleillé. Car le temps est à l’orage depuis un certain temps au-dessus de la maison RTL. Où la foudre semble s’y abattre sur un homme : Stéphane Pauwels. Une cible facile (?), qui reste debout. En guise d’éclair (mais pas de génie), ces quelques propos tenus par Luc Maton, un collègue (mais pas bon camarade visiblement), dans les colonnes d’un quotidien belge. " Je ne suis pas d’accord avec le fait d’être au ras des pâquerettes. Et, sans jalousie aucune, je n’accepte pas non plus qu’il croie qu’il a l’unique émission sur RTL. Sa disproportion m’écœure, son côté omniprésent me dérange… Je ne crois pas que ce soit une bonne chose de le mettre aux manettes."

Bref, le Café Brazil de Pauwels sur RTL-TVi ne compte certainement pas parmi ses téléspectateurs un certain Luc Maton… Et le journaliste sportif, lui, doit désormais compter sans ses apparitions quotidiennes dans le JT pour parler du Mondial. Telle est sa sanction. "La règle est claire et tout le monde la connaît. Toute personne travaillant pour RTL, peu importe sa notoriété, a le droit d’avoir ses opinions sur ses collègues et sur les émissions, mais pas de les étaler sur la place publique !", clame Stéphane Rosenblatt.

des propos publiquement pas très corporate sont rares au sein de cette chaîne de télé qui a toujours joué la carte de la franche (fausse ?) camaradie en son sein. Mais, rappelez-vous en octobre dernier, l’affaire Stromae , avec, au centre, à nouveau, Stéphane Pauwels. Désigné coupable presque sans avoir desserré les dents. "Un garçon super-intégré" , lui mettait-on dans la bouche. Une phrase qui s’est avérée, quelques jours plus tard, avoir été prononcée par un certain… Serge Vermeiren. Un collègue qui ne s’est jamais dénoncé avant que la DH ne dévoile le pot aux roses.

Stef Pauwels dérange ? C’est un fait. On l’aime ou on ne l’aime pas, c’est une évidence. Mais ce manque de fraternité entre la rédaction sportive de RTL et l’électron libre Pauwels ne serait-il pas symptomatique d’un problème bien plus général au sein de la grande maison ? Laurent Haulotte, directeur de la rédaction et des sports, est, lui, formel. "On ne peut pas parler de malaise général ! Luc a reçu cet avertissement parce qu’il est allé à l’encontre de nos valeurs. On a ici affaire à quelque chose de plus personnel entre les deux hommes, une chose pour laquelle je n’ai pas d’explication." Et Laurent Haulotte d’avouer : "Je ne suis pas surpris de ce qu’a dit Luc. Mais je suis surpris qu’il l’ait dit publiquement. Pour ma part, je suis très satisfait de ce que fait Stéphane Pauwels au sport. Il est représentatif d’une partie du public."

Pourtant, " c’est la crise dans la maison RTL" , entend-on non officiellement. Certains se tirent dans les pattes, jalousent leurs collègues d’avoir pu bénéficier de telle ou telle case à l’antenne. En coulisses, ça joue des coudes. Au sein des rédactions comme entre animateurs(trices). Certains bénéficieraient de traitements de faveur... Des clans se forment, entend-on depuis un certain temps. "Que les gens ressentent une certaine jalousie à RTL vis-à-vis d’autres, ce sont des choses qui arrivent, rétorque Laurent Haulotte. Tout le monde a un ego. Le franc-parler de Stéphane en irrite certains. C’est davantage un problème de personnalité que professionnel. Mais il a su tirer les leçons de ses propres erreurs."

À l’heure où il a été prié - tout comme Luc Maton, d’ailleurs - de ne pas commenter la polémique en cours, la plus belle réponse de Stef Pauwels reste sa belle incursion sur TF1.

"Il faut arrêter de s’en prendre à Stef !"

Sandra Kim soutient son pote Stéphane Pauwels : "Je le défendais déjà avant de le connaître !"

Depuis quelques jours, Sandra Kim prend place, presque tous les jours, au côté de Stéphane Pauwels dans l’équipe du Café Brazil .

L’envers du décor de RTL-TVi, la chanteuse ne le connaît que très peu. Loin de vouloir se ranger dans un clan, Sandra s’étonne tout de même des propos tenus dans la presse par Luc Maton à l’encontre de Stéphane Pauwels, qu’elle défend depuis toujours. "Je défendais déjà Stéphane alors que je ne le connaissais pas. Quand il était sur la RTBF. Il réagit à chaud, il dit ce qu’il pense. Et il a toujours eu un public qui le suit pour ça. J’aime sa façon d’animer. Certes, il n’est pas très conventionnel. Et ça déplaît à certains. Mais c’est un mec que j’aime bien ! Et ça n’a rien à voir avec le fait que je travaille avec lui sur RTL. Je le respecte totalement. Et franchement, il faut arrêter de cracher sur ce mec ! "

Ce n’est effectivement pas la première fois que Stéphane Pauwels se retrouve la cible de confrères et collègues (voir ci-dessus l’injuste affaire Stromae). Une affaire aujourd’hui que Sandra Kim juge "malsaine. Car j’imagine que Stéphane et Luc, qui sont quand même collègues, sont amenés à se croiser presque tous les jours. Ils se retrouvent au maquillage ensemble, par exemple…".