Télévision 5 ans après l’accident du bus de Sierre qui a coûté la vie de sa petite Sonya, Monique témoigne dans Les orages de la vie.

"Je n’attends pas de miracle mais j’espère juste avoir une réponse avant de mourir ", nous confie Monique, émue suite à la vision de son reportage des Orages de la vie sur les lieux de la catastrophe qui a coûté la vie à 28 personnes (dont 22 enfants) dans le tunnel de Sierre. "Je n’étais pas dans l’esprit de ce chauffeur mais je reste dans ma conviction. Dès le premier jour, j’ai toujours pensé qu’il s’était suicidé. Et qu’il a donc tué tous ces enfants pour rien !"

Le plus dur aujourd’hui pour Monique et tous les autres parents étant de ne pas savoir ce qui s‘est réellement passé. Alors la maman de Sonya est repartie sur les lieux du drame pour essayer de comprendre. "C’est la seule chose qu’on n’arrive pas à tracer aujourd’hui", constate Monique qui vit depuis cinq ans avec toute une série d’hypothèses, de questions qui restent en suspens et qui l’empêchent de dormir les yeux fermés. "Je pense qu’au niveau scientifique, ils peuvent trouver quelque chose qui a du sens. Elle sert à quoi la science, sinon ? On n’arrive pas à dire quelque chose. Mais qu’est-ce qui est aussi effrayant qu’on n’arrive pas à dire la vérité ? Qui aura le courage pour le dire ?" Tout ce que Monique désire avant de mourir est en effet d’avoir une "une vérité qui a du sens. Pas une vérité pour me faire plaisir. Je sais que quelqu’un le sait mais personne ne peut rien dire. On laisse tout le monde en suspens et chacun rêve."

Après s’être confiée à Stéphane Pauwels, la maman de la petite Sonya a encore du mal à faire le deuil de sa fille. Même si elle veut adopter un autre enfant. "Je ne pense pas que je le ferai un jour… Avoir une réponse est très important. Comme je dirai toujours, ce qui est fait est fait. Je sais que je ne la reverrai jamais mais avoir une réponse fait toujours du bien. Car quand on a une réponse, on la range dans une boîte et puis on avance. Là, je sais juste que j’ai perdu ma fille, qu’elle est enterrée et puis ciao basta ! Je ne sais rien de plus ni de moins. Elle est partie un jour et n’est jamais revenue…"