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L’autre passion d’Emmanuelle Seigner, qu’elle nourrit de longue date mais que le grand public n’a découverte qu’il y a quelques années, c’est la musique. Cet été, elle a d’ailleurs donné une série de concerts avec Dany, dans un spectacle inspiré de l’autobiographie que la chanteuse publiait voici deux ans. "On a encore pas mal de dates en France", se réjouit l’épouse de Roman Polanski. "Et puis, j’ai aussi monté un groupe avec Anton Newcombe et Les Limiñanas qui s’appelle L’épée. L’album sortira en 2019. Avec Dany, ce ne sont pas vraiment des concerts, c’est plutôt une lecture musicale. Disons que je lis des passages de son livre et que l’on chante ensemble.

Qui est allé chercher l’autre ? Vous vous connaissiez depuis longtemps ?

"En fait, je la connais depuis toujours mais on n’avait jamais travaillé ensemble. Un jour, elle m’a appelée et elle m’a dit qu’elle avait qu’on bosse ensemble. Ça m’a tout de suite plu, j’ai eu envie d’aborder un personnage que j’aime énormément. J’adore sa voix et je trouve que nos deux voix marchent très bien ensemble. En plus, ça m’intéresse de lire ce livre en même temps : c’est sa vie et, pour moi, c’est aussi un truc d’actrice. Ça me permet de faire les deux choses que j’aime : jouer et chanter en même temps."

Ça fait de vous quelqu’un de complet, de pouvoir cumuler la scène, la chanson, de vous exprimer autrement que juste avec les mots des autres ?

"Oui, j’adore ça. C’est aussi les mots des autres, parce que je n’écris pas mes chansons, mais j’adore la musique et j’adore être sur scène. Ça m’apporte beaucoup. J’aime vraiment les deux."

On vous a découverte chanteuse il n’y a pas si longtemps… Pourquoi êtes-vous venue à ça si tard ?

"En fait, je le faisais déjà avant. Mais le rock, en France, ce n’est pas quelque chose qui est tellement… Ça commence à un peu émerger depuis dix ans, mais c’est vrai que quand j’avais 20 ans, si je voulais faire de la musique en France, il fallait que je fasse de la variété. Et ce n’était pas mon idée. Donc, j’ai attendu le bon moment pour le faire. Pour l’instant, en France, il y a plein de groupes de rock et ça commence un peu à arriver. Avant, c’était vraiment anglo-saxon et je n’avais pas accès à ça quand j’avais 20 ans."

Vous pouvez nous dire quelques mots sur le film que vous venez de tourner avec Willem Dafoe ?

"C’est mis en scène par Julian Schnabel, avec lequel j’avais travaillé pour Le scaphandre et le papillon . Je joue Madame Ginou, qui est l’Arlésienne, la patronne du café de la gare, qu’a peinte Van Gogh. Vous allez voir, je ne suis pas tellement arrangée : ils m’ont mis une belle perruque, un costume d’Arlésienne. Mais c’était vraiment sympa, parce que j’ai des scènes avec Willem Dafoe et Oscar Isaac, deux grands acteurs !"